Formation emploi : des mécaniciens de Douala choisissent un Centre de formation étatique pour leur mise à niveau

Le président du syndicat (à gauche) et le directeur du CFPE ( à droite).

La capitale économique du Cameroun compte de nombreux garages. Dans ceux-ci, il arrive de trouver un nombre incalculable de personnes qui n’ont jamais été dans un centre de formation agrée. Du coup, quand ce n’est pas l’expertise technique qui fait défaut, c’est l’éthique qui est magistralement méconnue. Des grincements de dents ne manquent donc pas.

Conscients de la portée économique de leur secteur, des mécaniciens regroupés au sein du Syndicat départemental des réparateurs automobiles, machines industrielles et assimilées du Wouri (Syderami) ont décidé de retourner à l’école moderne. « Nous sommes vieillissants, il faut préparer la relève », indique Charlie Nya, le président du syndicat sus-indiqué, une plateforme qui ressemble une centaine de membres à travers Douala.

La signature le 29 avril 2021 de l’accord-cadre de coopération entre le Centre de formation professionnelle d’excellence de Douala (CFPE-D) – une structure étatique née de la coopération Cameroun/ République de Korea- vise donc de nombreux objectifs.

Il est question de relever le niveau de technicité des mécaniciens inscrits au sein du Syderami, renforcer les compétences techniques des apprenants, faciliter l’accès du syndicat au plateau technique du CFPE, mettre à la disposition du syndicat tous les moyens techniques nécessaires qui ferraient que dans chaque quartier de Douala l’on puisse trouver un champion des véhicules diesel, essence etc.

 Que la capitale économique devienne le lieu par excellence où tous les véhicules et assimilés pourraient avoir des mécaniciens dotés d’un savoir quasi parfait en tout ce concerne les engins roulants. « Il faut changer à jamais notre façon de travailler. Notre ville ayant plein de manquements dans le domaine automobile, le recyclage des membres du syndicat est un impératif », insiste  Charlie Nya.

La démarche ne déplaît pas au CFPE-D. « Nous n’allons lésiner sur les moyens pour un changement significatif dans l’univers technologique de la mécanique », promet Amadou Bobbo, directeur du CFPE-D.

Aloys Onana

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