Samuel Abesso Mvé : « la Cité des Cinquantenaires a déjà un immeuble à l’intérieur duquel nous pouvons présenter des appartements totalement achevés »

M. Samuel Abesso Mvé.

Le directeur commercial et marketing de la Société d’Aménagement de Douala jette un faisceau de lumière sur l’actualité complète de l’entreprise.

Comment va la S.A.D ?

Merci d’être venu vous informer sur l’état des travaux de la Société d’aménagement de Douala (S.A.D.) L’entreprise se porte bien, notre mission est en train d’être accomplie avec des résultats qui étaient attendus et qui sont toujours attendus. Les résultats, c’est la production des logements, la production des terrains viabilisés en zones urbaines et en zones péri urbaines. Aujourd’hui, au niveau de la direction commerciale, nous gérons 30 mille clients, ce qui veut dire, 30 mille familles. Si donc vous calculez le nombre de personnes qui bénéficient des services de la SAD, c’est un très grand nombre de personnes. En clair donc, la SAD est utile à la nation camerounaise.

Depuis cinq ans cette entreprise est engagée sur un très grand projet, la Cité des Cinquantenaires. Où en est-on actuellement ?

La Cité des Cinquantenaires a connu beaucoup de difficultés, mais l’équipe dirigeante de l’entreprise est déterminée. Nous sommes d’autant plus déterminés que la covid est intervenue, elle nous a obligés à mettre en congé technique entre 200 et 300 personnes qui travaillaient sur le projet dans le sens d’accélérer les travaux. Et à cause de cette pandémie, nous avons mis presque la totalité du personnel en congé technique pour éviter les contaminations. Après réflexion, nous avons vu qu’il y avait risque de tuer l’entreprise si le fonctionnement était toujours à l’arrêt. C’est ainsi que nous avons pris des dispositions pour faire revenir petit à petit les ouvriers qui devaient travailler, peut-être pas au rythme souhaité, mais à un rythme qui nous permet quand même d’évoluer tous les jours. C’est ainsi que depuis le début de cette année 2021, la Cité des Cinquantenaires a déjà un immeuble à l’intérieur duquel nous pouvons présenter des appartements totalement achevés. Le client qui vient nous voir aujourd’hui, a le choix entre acheter un appartement déjà prêt à l’usage, acheter un appartement en cours de finissions et acheter un appartement à viabiliser ou un appartement à construire  car sur les quatre immeubles, un est déjà presque fini, et nous pouvons le livrer dans les prochains mois. Le deuxième, nous allons bientôt mettre la couverture, l’on a déjà, atteint le 11e / le 12e  étage. Il sera livré l’année prochaine. Les autres immeubles seront livrés, fin 2023.

Il y en a qui estiment que pour avoir un appartement là-bas, il faut être fortuné…

Ils doivent venir prendre l’information à la source. C’est un projet dans lequel beaucoup de gens peuvent trouver chacun son compte car, le positionnement de cette réalisation est tel que ceux qui ont un peu de courage, un peu de détermination peuvent faire de très bonnes affaires. Je prends un exemple. Les appartements studios, c’est-à-dire une très grande pièce, des toilettes, une cuisine et un balcon, nous les vendons autour de 40 millions de FCFA. Ces studios à 40 millions, si vous le mettez en location, il va vous rapporter au moins un million par mois. Si vous en faites un meublé, il peut vous rapporter 1,5 million, voire plus. Donc c’est un projet très rentable. Plus vous mettez les moyens, plus vous allez gagner. Nous ne pouvons plus reculer. La Cité des cinquantenaires a déjà atteint un niveau où on ne peut plus reculer. On ne peut plus s’arrêter. On ne peut qu’avancer malgré les difficultés.

La promotion immobilière était en friche il n’y a pas longtemps et à présent une concurrence importante y est observée. Cela vous inquiète-t-il ?

Non ! La SAD n’a pas peur de la concurrence. Nous sommes pionniers et en tant que tel, nous avons le courage d’oser  car le pays doit se développer. Nous avons une mission économique, sociale, politique. La mission d’un projet comme la Cité des Cinquantenaires n’est pas seulement une mission économique, elle est politique car elle fait partie des grandes réalisations du chef de l’Etat camerounais. La Cité des Cinquantenaires n’offre pas seulement des logements aux camerounais et aux étrangers, elle vient changer à titre définitif le paysage urbain de la ville de Douala.

Changer de paysage, sauf que le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) évoque la cherté des matières premières sur le marché international. La tonne du clinker a augmenté de 87 %, les frets maritimes de plus de 200 %. Cela va-t-il, pousser à la majoration des couts d’accès aux logements de la cité des cinquantenaires par exemple ?

La situation est en observation. Nous importons les matériaux de construction jusqu’au aujourd’hui. Ce qu’on peut prendre au Cameroun, on le fait. Le fait qu’on soit tributaire des coût de matériaux de construction fait que le sort réservé à ces matériaux nous impacte.

Cette année la journée  internationale de l’habitat a été célébré sous le thème  « Accélérer l’action urbaine dans un monde sans Carbonne. » Peut –on dire qu’à la SAD les logements tiennent compte des changements climatiques, sont écologiques ?

Je ne voudrais pas revenir sur le projet/réalisation de la cité des cinquantenaires qui est un peu unique en son genre. La grande majorité des projets de la SAD, c’est des lotissements où nous construisons des logements sociaux, où l’on aménage des terrains périurbains pour les gagne peu. A cet environnement-là, nous faisons l’effort de la préservation de l’environnement. A titre d’exemple, je vous invite à notre site de Bonamatoumbè qui est situé en bordure du fleuve Wouri. Nous y avons préservé intact toute la mangrove qui se situe de part et d’autres du fleuve. Notre lotissement se situe donc dans une zone où, si nous n’étions pas conscients, on aurait dû détruire cet environnement naturel et cet environnement géographiquement viable. Mais nous n’avons pas détruit. Nous avons préservé la mangrove et l’environnement des palétuviers. En un mot, la SAD préserve l’environnement.

Une idée sur le volume financier dépensé en 24 ans pour les logements au Cameroun ?

C’est assez difficile (sourire) mais on peut faire une estimation que la SAD dépense au minimum 1,5 milliard de FCFA par an pour les lotissements, logements, aménagement des terrains.

Que faire pour être accompagné par la SAD et avoir un lotissement ?

Le client qui se présente à la SAD ou est contacté par la SAD a le choix entre acheter un logement, acheter un terrain. Ceux qui achètent le logement se font financer par le crédit foncier du Cameroun qui est le partenaire de la SAD depuis toujours. C’est assez simple, vous vous présentez à la SAD, vous opérez votre choix de terrain. Le client a donc le choix entre obtenir un prêt crédit foncier pour acheter son terrain ou acheter sa maison et obtenir un prêt d’un autre établissement bancaire. Le client peut aussi se passer des banques et faire ce qu’on appelle un achat direct où le client fait son planning de paiement en fonction de ses revenus sur une période qui peut aller jusqu’à trois ans.

Quelles sont les perspectives de la SAD ?

Elles sont très nombreuses. Nous voulons continuer à couvrir les besoins des camerounais. Qu’ils soient à Douala, Yaoundé, Nkongsamba,  Garoua, Kribi, Bertoua. C’est une mission que nous avons sur l’étendue du territoire camerounais. Pour le moment nous ne sommes encore à Nkongsamba en tant que département, Douala, Yaoundé. Nous sommes déjà à Kribi. Les projets de Kribi n’ont pas encore vu le jour, nous sommes en pleine acquisition des espaces fonciers. Nos ambitions sont bien grandes.

Propos recueillis par

Aloys Onana

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