Agriculture : selon la Chambre d’agriculture, l’Inde attend que le Cameroun lui vende des avocats

Certains dirigeants de la Chambre d’agriculture, des pêches, de l’élevage et des forêts du Cameroun (Capef) étaient en mission en Inde à la fin du mois de mars 2022. De ce voyage d’affaires, « l’Inde attend que le Cameroun lui livre des avocats. Voilà un large marché de plus d’un milliard de consommateurs qu’il faut conquérir », déclare-t-on.

Des actions sont donc à mettre en œuvre pour que cette demande se réalise. D’abord la communication sur la requête, et aussi, la formation des acteurs, pour une production conséquente. Reste donc un os dans ce business. La conservation de l’avocat, un fruit très périssable. « C’est un problème en apparence, mais qui n’en est pas un car il existe de parfaites méthodes pour la conservation », explique un expert, qui s’appuie sur l’exemple des producteurs israéliens. « Ils ont de très bonnes méthodes qui ont prouvé leur efficacité, et donc s’il y a vraiment demande, des opérateurs peuvent solliciter l’expertise d’Israël et en une semaine, voire un peu plus, la technique est acquise. »

En 2017, le gouvernement camerounais avait lancé un appel à candidatures pour le recrutement d’un chef du projet en vue de la mise en place d’une usine d’extraction de l’huile d’avocat dans la localité de Mbouda, à l’Ouest Cameroun. Dans cette circonscription administrative, le ministère de l’Agriculture estime à 120 000 tonnes la quantité d’avocat obtenue chaque année.

L’idée de produire l’huile d’avocat à partir d’une usine dont la construction nécessitait, selon les projections, la rondelette somme de 450 millions de FCFA n’est pas bien perçue à la Capef. «  Il faut éviter la reproduction de ce qui avait été fait lors de la construction de l’usine de transformation de tomate dans le Noun. C’est après la construction qu’on s’était rendu compte qu’il n’y avait pas de matière première. Pour l’avocat, connaissez-vous un seul champ de 5, 10, 20 hectares au Cameroun ?  Il faut donc d’abord en produire suffisamment pour l’exportation. »

Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), des données de 2019, le Mexique est le plus grand producteur d’avocats au monde avec 2 184 663 tonnes de production par an. La République dominicaine arrive deuxième avec la production annuelle de 644 306 tonnes. Avec 504 517 tonnes de production par an, le Pérou est le troisième producteur d’avocat. Israël produit 131 720 tonnes. En Afrique, seul le Kenya est répertorié, grâce à ses  233 933 tonnes.

Aloys Onana

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