Économie verte : l’Afrique centrale cherche voies et moyens pour sécuriser son écosystème forestier

Le secrétaire général du ministère de l’Environnement, de la Protection de la Nature et du Développement durable Paul Tchawa martèle. « Nous détenons le second puits de carbone au monde, peut-être même le premier, puis que le Brésil a largement entamé le sien et donc tous les débats, même à Glasgow reposaient sur cela. Tout le monde a compris aujourd’hui qu’on ne peut pas séquestrer le carbone, on ne peut pas évoluer vers une économie sans carbone si on ne s’appuie pas sur les écosystèmes forestiers d’Afrique centrale. Le débat est à ce niveau-là. Il y a une riche bio diversité qui n’est pas encore entièrement inventoriée, plein de trésors s’y cachent et donc, nous ne pouvons pas envisager la relance économique sans passer par ces ressources-là. »

C’est donc ces trésors qui préoccupent les experts du Fonds mondial pour la nature  (WWF), en  atelier à Douala sur ‘’L’avenir écologique de l’Afrique centrale et la reconstruction post-covid 19 des Etats membres de la CEEAC’’. Il faut préserver ces mines d’or. « On nous parle d’hydrogène vert, d’ammoniac vert aujourd’hui. Il ne s’agit ni plus, ni moins que de mécanismes qui à partir de l’hydrolyse, fabriquent de nouveaux  carburants, essentiellement de l’eau. Où la trouve-t-on ? Dans ces écosystèmes qui profitent au monde entier. Nous avons donc des atouts pour nous relever de cette pandémie. Il suffit simplement que nous tenions tête aux pays qui voudraient nous emmener  à la destruction », confie Paul Tchawa.

En dehors des carburants, la forêt s’avère être une source de revenus inestimable. WWF dévoile que le tourisme fait dans ces forêts de la CEEAC rapporte 17 millions de dollars aux pays de la CEEAC, 964 millions de dollars sont récoltés pour les visites des espaces naturels, 264 millions de dollars pour les aires protégées. Problème, dans le bassin du Congo, la faune est aux prises avec les humains. L’on note une forte dépendance à la viande  de brousse, près de 51 kg de viande de brousse sont absorbés par chaque habitant de cet espace. Au Gabon,  éléphants, chimpanzés et gorilles sont en danger.

Cette situation, souligne Laurent Magloire Some, directeur des politiques et partenariat chez WWF, doit changer. L’objectif des travaux de Douala du 18 au 19 novembre 2021, souligne WWF, était «  d’identifier les principales orientations politiques qui permettront de renforcer la résilience des populations   de notre région et des systèmes écologiques desquels elles dépendent. »

Aloys Onana

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