vie des entreprises : importants messages de Célestin Tawamba aux jeunes entrepreneurs et au gouvernement du Cameroun

La célébration de la troisième édition de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat a connu des temps forts le 10 novembre 2021. C’était au siège du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), où Achille Bassilekin, le ministre des Petites et moyennes entreprises, de l’économie sociale et de l’artisanat (Minpmeesa) et Célestin Tawamba, président du Gicam ont suivi des témoignages d’entrepreneurs, tout comme ils ont adressé des messages à ceux qui entreprennent.

Pour le président du Gicam, « vous qui êtes l’espoir du Cameroun, vous qui vous levez tôt le matin, vous qui stressez ! Quand je regarde à travers vos yeux, je vois transparaitre le stress, transparaitre l’inquiétude, transparaitre la pression, transparaissent beaucoup de questionnements sur votre avenir. C’est ce regard-là que j’ai eu il y a longtemps. Mais je vous assure, c’est le même regard aujourd’hui. C’est pour vous dire que malgré le contexte, vous allez continuer à avoir ces regards. Ils ne changeront », indique-t-il.

Ainsi donc, aux jeunes entrepreneurs de divers ordres qui sont dans les BTP, des startups, l’agro-alimentaire, l’agriculture, la communication etc. la situation ne sera pas toujours de tout repos. Il faudra faire corps avec plusieurs difficultés capables de donner des idées de découragement. « Vous allez toujours être dans l’inquiétude durant toute votre existence, parce que vous avez pris le risque. Le risque de rentrer dans un métier, l’entrepreneuriat, c’est un métier. Vous avez pu faire le choix de donner votre vie à entreprendre. Le stress, vous allez l’avoir. La pression, vous l’aurez. Mais il nous revient de vous aider, de vous accompagner, vous êtes l’espoir de votre pays. Ne vous inquiétez pas, le destin du Cameroun est entre vos mains », souligne le président du Gicam.

Dans ce débat sur l’entrepreneuriat et au moment où l’on célèbre des idées visant à créer de la richesse, le président du Gicam fustige un fait économique, perçu comme puissant goulot d’étranglement aux patrons confirmés et en herbe. « On doit changer notre paradigme fiscal. En abandonnant cette logique de la fiscalité qui cible le chiffre d’affaires au lieu de cibler les résultats. Nous avons cette fiscalité qui est prédatrice. Elle taxe tout. Elle ramasse tout. Elle emporte tout. Toute transaction, on taxe, sans savoir qu’est-ce qu’on gagne. C’est une fiscalité qui nourrit l’informel. L’informel est devenu obèse. Si rien n’est fait demeurer et mourir dans l’informel. On ne peut pas avoir une activité dont la marge est de 2%, ou encore 3 %, 1% et vous tout de suite, vous prenez 2,2% le minimum. C’est inadmissible. »

Axée sur le thème ‘’ Capitalisation des opportunités entrepreneuriales en temps de crise », la troisième édition de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat du 8 au 14 novembre 2021 a donné au Minpmeesa à Douala de dévoiler l’engagement des pouvoirs publics à être aux côtés du secteur privé pour une éclosion entrepreneuriale réussie. « L’objectif c’est de rassurer déjà non seulement les entrepreneurs de ce que les pouvoirs publics sont leurs partenaires, que nous travaillons en synergie, que nous sommes vraiment soucieux de voir que l’activité entrepreneuriale se développe, se consolide, connait une expansion dans notre pays. Egalement que les entrepreneurs en herbe peuvent se faire accompagner et c’est la raison pour laquelle je pense que dans le cadre du dialogue public-privé, nous allons dans le cadre de cette troisième semaine mondiale, explorer un certain nombre de pistes et qui vont permettre à notre écosystème entrepreneurial de se renforcer, de se consolider », a déclaré le Minpmeesa.

A.O

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