Transport maritime : le CDPME se penche sur la mutualisation des systèmes d’informations portuaires

Le Centre de développement de la petite et moyenne entreprise (CDPME) logé au Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam)  compte une centaine de PME. Toutes ont pour rêve de devenir aussi puissantes que les grands groupes, et commercer autant que possible avec les marchés internationaux.

Ce qui nécessite l’adoption de certaines règles, à l’instar de la mutualisation des systèmes d’information. « Il est important de mutualiser les systèmes d’information, cela donne la capacité à anticiper sur le partage de l’information qui est déterminant dans une chaine d’information à l’international parce que il faut avoir la bonne information au bon moment pour prendre une bonne décision sinon, vous pourrez envoyer la marchandise au mauvais destinataire, soit vous ne payerez pas à temps, soit vous allez payer la mauvaise facture. Toutes ces informations doivent donc être partagées à temps et elles doivent parvenir de préférence, du système à partir duquel elles ont été produites pour ne pas être soumis au risque d’altération d’information, qui peuvent être interprétées comme intentionnelle par ceux qui luttent contre la fraude », souligne Abdoullahi Faouzi, directeur technique du guichet unique des opérations.

A l’en croire, lorsqu’on parle du système de mutualisation des informations,  la base c’est d’avoir un minimum de digitalisation qui permet d’inter-réagir, sinon l’entreprise n’a rien à mutualiser, et devient  tout simplement une consommatrice de l’information.

Ainsi donc, toutes les PME sont appelées à se digitaliser pour être à la pointe, et pouvoir être en phase avec toute la chaine des entreprises en lien avec le port. « La plate-forme E-Guce mise en place a pour but  de faciliter les opérations de commerce international d’import et d’export. S’il n’y avait pas échange des données entre les différents acteurs du système, il serait matériellement impossible  de produite les lettres de passage, de rendre les opérations de commerce extérieur fluide. Aujourd’hui donc à partir d’une plate-forme, vous faites rentrer les données et chaque intervenant est capable d’exploiter, de délivrer sa prestation. La chaine de la logistique internationale est très longue, donc à un moment donné, il n’est mécaniquement pas possible manuellement de continuer à faire circuler des papiers d’un groupe à un autre, d’un pays à un autre, c’est par la digitalisation que tout cela est possible », tranche Pierre Kam, secrétaire général de l’Association Professionnelle des Établissements de Crédit du Cameroun (APECCAM).

Invités au débat du 22 avril 2022.

Il est à noter que dans la digitalisation il y a beaucoup d’avantages, mais aussi il y a des zones d’attention. L’une d’elle, c’est la sécurité  car il y a des risques d’intrusion, la cyber insécurité est là. Pour que tout cela réussisse donc, il faut, relève Pierre Kam, que l’infrastructure énergétique soit au point. D’ailleurs, poursuit-il, « si vous allez au guichet unique où tout le monde est rassemblé et qu’il n’y a pas d’électricité, rien ne fonctionnera. S’il n’y a pas d’internet, là aussi, ça posera un problème puisque vous êtes entrain de travailler avec les autres acteurs dans le monde entier qui attendent en permanence de l’information. Un bateau qui envoie un signal, si on ne peut pas le capter, cela va créer un retard. Nous pensons qu’il faut un accompagnement Etat, secteur privé, que tout le monde y adhère, pas par contrainte, mais par conviction. »

La digitalisation des ports et des entreprises est perçue par Alvine Mbono, directrice exécutive du Gicam comme une révolution qui mérite d’être renforcée au regard des retombées nettement importantes par rapport à 1999 en l’occurrence. L’on a notamment gagné en temps, la célérité est de mise, la fluidité sur les marchandises et même, sur le temps de traitement des navires dans les ports est fortement souligné, ce qui les rend compétitif et emmène les grandes lignes à pouvoir accoster au Cameroun et être servis de manière assez efficace.

Pour être compétitif à ce jour, indique Jean Marcel Belinga Belinga, directeur des systèmes d’information au port autonome de Kribi, il faut pouvoir aller vite et pour ce faire, il faut pouvoir envoyer l’information et prendre des décisions en temps et en heure et c’est le digital aujourd’hui qui permet de le faire en mutualisant les systèmes d’information c’est-à-dire en permettant des échanges  des données informatisées, automatisées entre différents systèmes d’information, on facilite la remontée d’informions  vers les acteurs qui en ont besoin afin qu’ils puissent mener aussi rapidement que possible leur diligence. La quatrième édition de CDPME Meet Up  tenue à Douala le 22 avril 2022 avait pour thème ‘’Comment la mutualisation des systèmes d’informations portuaires peut-elle améliorer la logistique internationale ?’’.

A.O

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