Stratégie de marketing : Avec un taux de pénétration de 2 %, le marché de l’assurance cherche un nouveau souffle à travers les journées portes ouvertes

Des assureurs.

Le marché des assurances au Cameroun est un segment populaire et fourni. L’on y dénombre 27 compagnies d’assurance. A Douala en l’occurrence, l’on dénombre 50 % des agents généraux desdites compagnies, notamment 43 sur 98. Les acteurs majeurs du secteur confient que la capitale économique du Cameroun porte le siège de près de 50 % des courtiers d’assurance (73  sur 151) et par-dessus, le chiffre d’affaires de toutes ces entreprises s’élève à 210 milliards de FCFA, donnée de l’exercice 2019.

Cette embellie n’est que passable malgré la multiplicité des services et le nombre de sociétés, de l’avis même des figures de proue du domaine. Ils constatent que le marché des assurances au Cameroun connaît une faible pénétration de 2 %.  Une contreperformance décriée qui exige des actions innovantes. « Le ministère des Finances a demandé la tenue des journées portes ouvertes à travers le Cameroun », indique l’Association des sociétés d’assurance et de réassurance du Cameroun (ASAC).

Ainsi, à Douala, du 13 au 14 octobre 2021 se tiennent les Journées portes ouvertes des assurances, dont le thème est ‘’la sauvegarde des intérêts des assurés et des bénéficiaires des contrats d’assurance’’. Le but ici, explique le Service régional des affaires monétaires et des assurances du Littoral (SRAMAL), est « de démystifier l’assurance qui n’est pas une réalité », faire savoir à l’opinion que l’assurance n’est pas un mystère, mais  une science qui a ses règles. « Ce n’est un secret pour personne. Il y a un désamour entre les portes des assurances et assurés qui se regardent souvent en chiens de faïence. Pour les assurés, les assureurs ne font rien d’autre que voler, très prompt à réclamer et à encaisser la prime, mais très lents à payer les sinistres lorsqu’ils ne sont pas tout simplement portés  disparus une fois la prime encaissée », indiquent les organisateurs des assises de Douala. Ils font remarquer que pour les assureurs, les assurés ne lisent jamais leurs contrats et sont généralement de mauvaise foi avec des velléités affichées d’escroquerie à l’assurance. C’est cette image antagoniste que l’on veut voir réduite, sinon démolie, afin que le chiffre d’affaires des entreprises du Cameroun atteigne 400 milliards de FCFA, comme l’industrie de l’assurance de Côte d’Ivoire.

A.O

Partager

Read Previous

Finances : le puissant plaidoyer de Mekulu Mvondo Akame en faveur du bitcoin, une monnaie que redoutent la BEAC et la Cosumaf

Read Next

Agro-industrie : Nestlé renforce son axe géographique et crée les Zones Amérique du Nord et Grande Chine

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Read More

Read More