Ressources naturelles : sur 300 entreprises forestières au Cameroun, 32 % meurent après une saison d’activités

Les entrepreneurs de l’exploitation forestière au Cameroun sont souvent perçus comme des gens aux revenus décents.  Mais selon le Centre de recherche forestière internationale (CIFOR), « environ 32 % des 300 sociétés sont des ‘papillons’ et ‘meurent’ après une seule saison », pointe le Centre, qui ajoute que plus de 70 % « survivent » au maximum 4 années. En outre, une petite minorité résiste pour pouvoir atteindre 12 ans  d’existence.

Curiosité tout de même. Malgré ce taux de « mortalité » précoce élevé, il ressort que dans cette étude publiée le Cifor pour le compte de l’exercice 2021 que sur la période 2010-2021, chaque année il y a 28 % de nouveaux « papillons » qui apparaissent à Douala ou à Kribi, avec des années exceptionnels comme en 2018, année au cours de laquelle 55% des sociétés exportatrices étaient nouvelles par rapport à l’année précédente.

Tout comme la forêt laisse difficilement passer les rayons de soleil ardents, c’est que les entreprises exportatrices du bois n’apprécient pas la loupe de la Direction générale des impôts (DGI). Ainsi, constate le CIFOR, certaines entreprises changent de nom. « Nous ne parlons pas de papillons, mais d’une tendance plutôt claire au changement de nom et de raison sociale pour échapper au radar de l’administration des finances. Dans certains cas, la même société s’éclate année sur année en 2 ou 3 autres sociétés juste pour pouvoir échapper à l’administration centrale, question de limiter le chiffre d’affaires. »

Godlove Tekam

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