Pref Cemac : avancées et perspectives d’une sous-région engagée à l’intégration

Des progrès sont notés, le Programme des réformes économiques de la sous-région déblaie la voie, reste l’onction des chefs d’Etat.

Le Programme des réformes économiques et financières de la Cemac (Pref Cemac) a passé au crible à Douala le 12 août 2021 des avancées et des perspectives d’une sous-région qui mène, lentement mais sûrement, son avancée vers une intégration vraie.

Ingrid Ebouka-Babacka, ministre congolaise de l’Economie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale pointe que de 2017 à 2020, des progrès sont remarqués sur le marché unifié de la bourse de la sous-région, le passeport Cemac permet de voyager sans visa, la sélection des premières entreprises qui peuvent produire et exporter sans taxes et droits de douanes, la bonne tenue des finances publiques et de la nouvelle réglementation sur les réserves de change qui ont permis d’avoir des ressources pour au moins 05 mois d’importations.

Dans le viseur, d’autres chantiers sont annoncés.  Michel Cyr Djiena Wembou, secrétaire permanent du Pref Cemac dévoile la suppression des frais d’itinérance, le rooming au plus tard le second semestre de 2021. « Je pense qu’on vous donnera des nouvelles à cet effet. Supprimer le rooming entre nos Etats.  Deuxièmement, la définition d’une stratégie nationale de diversification économique, mettant l’action sur des ressources humaines, le développement des chaines de valeur et l’approvisionnement du marché régional », détaille-t-il.

La zone Cemac dans son ensemble se caractérise par la forte présence de sols arables, mais qui demeurent plus utiles aux reptiles qu’aux humains et leurs activités économiquement plus rentables. Le top management le sait et le décrie. Le but, changer de mentalité. «Pour commercer, il faut produire, pour produire il faut soutenir l’agriculture, mais aussi  il faut des réformes pour le monde paysan pour que leurs enfants aillent à l’école et renouveler les plantes, aussi, il faut appliquer la réglementation des changes et enfin, nous ne devons plus continuer à importer en dépensant nos devises, ce que nous-mêmes nous produisons localement donc, priorité à la consommation locale », confie le secrétaire permanent du Pref Cemac.

Quid des 11 projets

La sous-région est de pleins pieds engagée dans la construction de 11 projets. Certains ont déjà démarré. D’autres sont en préparation. « Je dois vous dire que deux projets sont en phase de démarrage, les gens ne croyaient pas, il s’agit du projet d’interconnexion entre le Tchad et le Cameroun, tout est décaissé, ce projet va démarrer et moi-même je ferai une conférence de presse. Il y a ensuite le projet d’une université Congo/Cameroun pour lequel le président de la Commission a convoqué en avril une réunion qui a fait le point. Le FODEC  a mis à disposition les 900 millions nécessaires pour achever le campus de Sangmélima et pour le campus qui est à Ouesso, il y aura indemnisation pour permettre la réalisation des travaux et c’est sera la première université concrète et pas théorique gérée par deux Etats. »

Albright Fandono

Partager

Read Previous

Gestion publique : priorités et prévisions du budget de 2022 à 2024

Read Next

Accès aux financements : pourquoi Afriland First Bank encourage le leasing

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Read More

Read More

Read More