Pisciculture : l’aquacole Mavecam se lie au danois Aller Aqua pour la production des aliments de poisson au Cameroun

M. Dave Elombe Manimben, DG Mavecam.

Dave Elombe Manimben, le directeur général de Mave Cameroun (Mavecam) dévoile les enjeux de ce partenariat. « Actuellement nous sommes à moins de 15 mille aquacoles. Nous souhaitons emmener tous les producteurs, tous les maillons de la chaine à augmenter non seulement leur capacité de production, mais aussi leurs revenus », explique-t-il.

Et d’ajouter. « Mavecam se positionne en tant que fournisseur d’intrants et distributeur de production, ce qui permet aux différents acteurs d’entrer dans le tissus économique en tant que, soit alevineur, soit distributeur d’aliments, parce que nous sommes ce qu’on pourrait appeler le hub, c’est-à-dire, c’est chez nous que les distributeurs provende prennent l’aliment pour permettre l’accessibilité à tout point, ce qui va vulgariser la production, ainsi, il sera quasiment impossible de garder les statistiques de production au Cameroun. »

En clair donc, Mavecam, qui est une entreprise spécialisée dans l’agriculture, l’aviculture, l’aquaculture, provenderie, abattoir, import/export entre autres, va dans un premier temps faire parvenir au Cameroun des aliments de poisson, et après cela, changer de modèle économique pour laisser place à l’import substitution.

Pour la réussite de cette initiative qui vise à doper la production locale du poisson et réduire autant que possible les importations de ce produit de grande consommation qui absorbe près de 300 milliards de FCFA de l’économie camerounaise, un partenariat est lié avec le danois Aller Aqua. « Nous existons depuis une bonne centaine d’années, nous sommes spécialisés dans l’alimentation des poissons depuis une soixantaine d’années. Nous sommes leader sur le marché européen et Afrique », indique Pascal Pajaniaye, Area sales manager chez Aller Aqua.

Le problème de la pisciculture et surtout celle africaine, fait remarquer cet expert, c’est la rupture des stocks d’ aliments. « Il fallait y remédier, en trouvant un partenaire très compétent en logistique, assurer une continuité et à partir de là, trouver un support technique. L’aquaculture est une activité très technique et il est nécessaire d’assurer le savoir pour que l’activité se déroule dans les bonnes conditions et avoir un retour très rapide sur l’investissement. »

M. Pascal Pajaniaye.

Le danois a de nombreuses succursales dans 60 pays à travers le monde. Il compte 7 usines dans autant de pays. En Afrique, ce groupe est présent 19 pays parmi lesquels, le Sénégal, le Togo, l’Egypte, le Nigeria, entre autres. « L’important c’est de trouver les meilleures matières premières, qu’elles soient d’ici surplace pour un approvisionnement assez rapide et efficace. Il faut vraiment avoir des volumes. Ça commence souvent entre les 10 mille/15 mille tonnes, c’est à niveau-là qu’il y a la possibilité d’ouvrir une usine ». « Le but de la manœuvre  c’est toujours d’ouvrir une usine où nous avons nos activités. Donc ça commence tout doucement avec un distributeur. Dès que l’activité sera plus intensive, nous ouvrirons une usine et la décision se fera très rapidement », a déclaré Pascal Pajaniaye à Douala le 6 mai 2022.

Mavecam compte une centaine d’aquaculteurs locaux qui attendent avec impatience l’abondance des aliments de poisson. « Actuellement je produis 3 à 4 tonnes de poisson par mois. L’offre de Aller Aqua est la bienvenue car les aliments coutent un peu plus cher et ce que le partenaire propose est attrayant car non seulement leur produit a un prix concurrentiel, mais la qualité de leurs aliments est meilleure. Aller Aqua ne fait pas que vendre l’aliment, mais nous accompagne également dans le suivi technique de nos productions. J’aimerais travailler avec eux et voir ce que ça va donner. » « Le problème premier de la filière c’est la disponibilité des aliments, et ensuite, la vente. Nous parvenons à avoir des alevins, mais c’est la vente après la production qui est problématique, en terme simple, la commercialisation. Aller Aqua nous a fait des suggestions dans ce sens, pour les aquaculteurs que nous sommes », déclare Armand Michel Fomegni, aquaculteur, basé au PK 12, à Douala. A date, Aller Aqua a envoyé au Cameroun 50 tonnes d’aliments de poisson.

A.O

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