Marketing économique : Audrey Chicot, la Russie et le développement du Cameroun

Mme Audrey Chicot, le pont entre la CEMAC et la Russie.

La patronne de Multiservices et matériels industriels (MSMI) effectue depuis 04 ans des voyages en Russie. Pleins feux sur cette coopération souterraine.

Audrey Chicot est une cheffe d’entreprise connue et respectée dans l’univers industriel au Cameroun et dans le monde  depuis 2003. Année au cours de laquelle voit le jour Multiservices et matériels industriels (MSMI), une entreprise puissante qui excelle dans la maintenance industrielle. Mais aussi dans la fabrication des machines outillages, l’ingénierie, le contrôle qualité, la chaudronnerie, la mécano soudure.

 Depuis quatre ans, un autre sillon est tracé par cette femme à la voix tranchée, geste sec, et qui est animée d’un dynamisme digne d’un judoka au sommet de son art. Il s’agit d’un viscéral plan de marketing économique qui vise à ouvrir le Cameroun à un pays très puissant, qui n’a de cesse de tisser sa toile en Afrique afin de voir le continent vivre une nouvelle histoire  économique, voire, politique. « Mon job, je vends à la Russie la destination Cameroun », souffle-t-elle à son entourage.

La Russie apprécie au plus profond d’elle-même l’ouverture d’esprit, la disponibilité, le pragmatisme et la promotion de l’image du Cameroun que promeut la patronne de MSMI.  À ce jour, c’est pratiquement une invitation qui tombe par mois, la priant de prendre part à un forum économique en Russie. La dernière en date remonte du 02 au 05 Juin 2021. Dates au cours desquelles s’est tenue le Forum économique international de St Pétersbourg (SPIEF’21).

Bilan

Ces assises qui ont vu la présence de plusieurs grands leaders politiques du monde, de hauts responsables de multinationales, des dirigeants d’organismes internationaux, des barons de la finance mondiale, des technologies, des medias, le tout, sous la coordination de la haute et entière administration de la Confédération de Russie.

La besace de MSMI renferme au terme de ces travaux de nombreuses retombées. Des conventions ont été signées avec de grands laboratoires  de médicaments basés en Russie. Le but ici est de pallier à ces problèmes de  manque de médicaments traitant de nombreuses maladies tropicales, sans perdre de vue un combat à mener contre toutes les formes de cancer, les hépatites. Une équipe de télémédecine sera mise en place entre médecins russes et camerounais. Il est prévu la création d’un centre en partenariat public privé pour la mise en plein jour de ce projet pour lequel certains ministères clés pour ce type d’investissement sont déjà au fait de l’idée, tout comme est soufflée la construction d’une voie maritime pour favoriser les échanges commerciaux entre l’Afrique centrale dans son ensemble et la Russie.

Ce qui motive Yaoundé et l’investisseur Audrey Chicot, c’est le transfert de technologie. Les Russes ne viennent pas, explique-t-on, pour s’installer. Ils préfèrent insuffler le know how en présentiel ou à distance, là où l’habitude est ancrée dans la présence, des prêts financiers et du matériels.

 D’autres conventions ont été signées au terme de la rencontre sus-indiquée, et touchent plusieurs segments de l’économie pour lesquels la Russie veut jouer un rôle déterminant afin de voir le Cameroun changer son histoire économique. Tout en permettant à l’Afrique centrale en l’occurrence de se regarder dans le miroir et de mieux se décider de son avenir.

Besoin d’électricité

Dans les hautes sphères à Yaoundé, cette initiative d’Audrey Chicot est saluée des deux mains. Elle est la porte idéale pour tout savoir et tout avoir du pouvoir russe. Attention tout de même. « La patronne indomptable du made in Cameroon » ne perd pas de vue ses exigences pour que le Cameroun saisisse bien cette opportunité. L’énergie électrique est urgente pour que toutes les zones décentralisées du Cameroun soient capables de transformer localement ce qu’elles savent produire.

La même énergie électrique devra rapidement être installée, renforcée partout car, la Stratégie nationale de développement du Cameroun à l’horizon 2030 veut que dès 2023, que le bois ne sorte plus en grumes tandis que le Plan national d’industrialisation devra être très effectif.

Les Russes peuvent aider dans cette transmutation profonde. À condition qu’il y ait de l’énergie. Car la Russie a créé pour ses citoyens une banque dédiée à tous ceux qui veulent investir en Afrique. Chaque russe qui la sollicite doit rembourser 2% du montant initial, ce qui permet d’appuyer d’autres citoyens.  

Dans ses voyages en Russie, la patronne de MSMI prend des camerounais pour suivre diverses formations, qui pourront donner du tonus au made in Cameroon.

Aloys ONANA

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