Management : stratégies pour doper la présence des juristes au sein des entreprises camerounaises

Selon l’Institut national de la statistique (INS), 209 482 entreprises ont été créées au Cameroun en en 2019 par exemple, contre 93 969 entreprises en 2009. Un véritable boom donc, dans l’univers entreprises. Problème, il est difficile de savoir combien d’entreprises, en herbe ou confirmées, ont en leur sein un département dédié aux questions juridiques. Une certitude est persistante, ce département-là est très souvent inexistant, ou pas considéré en profondeur. « Le juriste est marginalisé en quelque sorte, il n’est pas compris et souvent il n’a pas la place qu’il mérite. L’Association camerounaise des juristes d’entreprises (ACJE) sensibilise les chefs d’entreprise sur qui est le juriste, quelle est sa place. Parallèlement, nous aidons nos juristes à se développer personnellement à travers les formations », explique Jeanne Nokan, secrétaire général de l’ACJE.

Pour maintenir allumée la flamme du juriste au sein des entreprises de manière globale, l’association camerounaise des juristes d’entreprises a ouvert ce 20 avril 2022 la deuxième édition du concept ‘’ Les Cliniques juridiques’’. « Le juriste au sein d’une entreprise sillonne comme un aigle et se rassure à chaque fois que tout a été bien borné dans tous les domaines pour éviter des risques à l’entreprise, aussi bien juridiques que fiscaux. Qui dit risques, parle de sanctions financières. Le juriste est donc celui-là qui en amont, empêche à l’entreprise d’être en marge de la réglementation. Si infraction il y a, il est celui-là qui doit apporter des solutions. Les chefs d’entreprise ont donc intérêt à avoir ce département au sein de leur structure », insiste la secrétaire général de l’ACJE.

Ayant comme orateurs principaux Patience Mapoko, présidente de la Commission affaires juridiques, contentieux et réglementation du Groupement inter patronal (Gicam) et Glory Huambo, chargé de projet Quality and management KPMG Afrique centrale, les travaux de l’ACJE se referment le 21 avril 2022.

A ceux qui ont déjà une entreprise sans département juridique ou qui ne perçoivent pas encore sa portée ainsi qu’aux employés qui ignorent leurs droits, l’ACJE conseille de s’approprier des dispositions de l’article 173 du code du travail en vigueur, avoir une personne en charge de ces questions, prendre conseil auprès des juristes, consulter régulièrement les inspecteurs du travail, effectuer un audit réglementaire périodique des actions menées par le responsable des ressources humaines, ou encore, établir annuellement une cartographie des risques juridiques entre autres. « L’entreprise est créée pour se faire du profit, mais elle peut aussi perdre beaucoup d’argent parce qu’elle ne respecte pas les règles juridiques », relève   Patience Mapoko.

Aloys Onana

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