Investissement : la République du Congo donne des pleins pouvoirs à Sangha Mining en vue de l’exploitation des gisements de fer de Avima, Batondo et Nabeba

M. Pierre Oba, ministre congolais des Industries minières et de la géologie.

C’est un document parvenu à notre rédaction, qui est très au fait du sujet relatif à l’exploitation des gisements de fer dans les localités sus-indiquées. Une actualité qui implique pleinement le Cameroun. Ainsi donc, le 21 juillet 2021, Pierre Oba, ministre  d’Etat congolais en charge des Industries minières et de la Géologie (Mimg) a servi un courrier à Sangha Mining Sasu et filiales. Il s’agit d’une ‘’lettre de confort pour les permis d’exploitation et les conventions minières Avima, Batondo et Nabeba’’.

Ledit document vise à rassurer les nouveaux acteurs du projet, porter des éclairages sur ‘’l’expropriation’’ décriée par Sundance Ressources, l’ancien partenaire désormais débouté, les raisons de cette douloureuse séparation, et la nouvelle posture ferme des hautes autorités de la République du Congo au sujet des gisements de fer de Avima, Batondo et Nabeba.

Le 30 novembre 2020, indique le Mimg, les permis d’exploitation ont été livrés à Sangha Mining development Sasu par décret, en conseil de ministres de la République du Congo. Une série de références officielles existe au sujet de cette transmutation. Il s’agit en l’occurrence du décret N°2020-645 sur la zone ‘’Avima’’, le décret N°2020-646 sur la zone ‘’Badondo et le décret 2020-647 sur la zone  ‘’Nabeba’’. « Suite à l’attribution des permis d’exploitation, des conventions minières formelles dites ‘’Avima’’ ; ‘’Badondo’’ et ‘’Nabeba’’ ont été conclues entre la              République du Congo et Sangha mining Exploitation company SAS (CG-PNR-01-2021-B16-0008) (SMEC) », explique-t-on, non sans préciser que Sangha détient 90% des actions émises dans SMEC, ensemble, les sociétés Sangha.

Allégations réfutées

Cette actualité relative à l’exploitation des gisements de fer dans les zones indiquées plus haut  est sous les feux des projecteurs depuis novembre 2020, période au cours de laquelle  le Congo a jugé que son code minier est depuis foulé au pied par Sundance, Avima Fer Congo, alors détenteurs depuis de longues années du  permis d’exploitation de ces gisements de fer, pourtant le code minier congolais donne douze mois à qui conque détient un permis similaire sur son sol de débuter les travaux.

 Le Mimg, dans son courrier du 21 juillet 2021, n’évite pas ce volet et renforce la raison principale qui a conduit au choc. « Sundance Ressources Limited et Avima Fer  Congo et leurs sociétés affiliées (…) les ont perdues (les zones querellées, ndlr) du fait de leur propre incapacité et le non-respect des lois du Congo et sa souveraineté. »

Cette perte a conduit Sundance Ressources et Avima Fer Congo à brandir une expropriation qui, selon eux, a consisté à transférer les contrats à Sangha Mining. Le pouvoir congolais apporte des arguments afin d’assurer les différents investisseurs déjà sur les starting-blocks. « L’annulation /le retrait des droits  précédemment accordés à des tiers (y compris Sundance et Avima) en relation avec les gisements d’Avima de Badondo et de Nabeba ont tous été effectués légalement et sans violation des lois applicables, en application des lois et règlement de notre Etat souverain », souligne Pierre Oba.

Qui ajoute que les permis d’exploitation et les conventions minières ont été « correctement » délivrés aux sociétés Sangha « conformément » à toutes les lois applicables et ces décisions « demeurent en règle et ne sont pas susceptibles d’être confisquées, sauf en cas de violation manifeste du code  minier et de ces conventions. »

Sangha Mining et ses partenaires affûtent leurs équipements. Le temps est court. Il faut passer à la phase active sur le terrain. Le Mimg martèle dans sa missive. « Je consens à ce que cette lettre soit partagée avec tout autre actionnaire actuel ou futur (direct ou indirect) des sociétés Sangha et avec  tout autre investisseur potentiel du projet de développement des gisements d’Avima Badondo et Nabeba, y compris, sans s’y limiter, l’ensemble des membres du consortium  d’entreprises chinoises réuni dans le cadre de ce dernier », indique Pierre Oba.

Aloys ONANA

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