Industrie extractive : 287 millions de FCFA pour lutter contre l’exploitation artisanale de l’or, diamant…

Ce budget de 287 millions de FCFA est triennal et a une portée spécifique, sensibiliser, éduquer les populations afin de sauver l’espace environnemental. C’est que, le Cameroun est de plus en en plus reconnu comme un pays qui est riche en ressources minières de diverses catégories. D’ailleurs, plus de 300 terres rares y ont été découvertes après une étude approfondie sur cinq ans (2014 et 2019) financée par la Banque mondiale.

Ladite étude s’était faite au Nord-Ouest, Ouest, Centre, Nord, Adamaoua et  Extrême Nord. Il y a donc de la ressource minière. Les pouvoirs publics sont déterminés à y mettre de l’ordre. Ce qui a conduit à l’élaboration du Plan d’action national sur le mercure (PAN) dans le secteur de l’extraction minière artisanale et à petite échelle de l’or. Dans le détail, il s’agit de faire le partage de l’information auprès des artisans miniers, des communautés environnantes, des exploitations minières artisanales. Le défi consiste à leur expliquer les impacts du mercure sur la santé humaine en tenant compte du genre.

Les travaux de Mbalmayo.

A cet effet, un atelier, de validation des deux stratégies s’est tenu à Mbalmayo du 1er au 02 mars 2022 sous la direction du ministère de l’Environnement de la protection de la nature et du développement durable.

De l’avis des experts, la stratégie d’implication des parties prenantes dans l’implémentation et le développement continu du PAN se résume en un Plan de mobilisation des parties prenantes (PMPP) et  fait partie des documents requis par le Cadre environnemental et social (CES), qui identifie les principales parties prenantes affectées par le Projet, directement ou indirectement. Sont pris en compte les groupes vulnérables, ainsi que des communautés ayant d’autres intérêts susceptibles d’influencer les décisions relatives au projet.

Les travaux sur le terrain vont consister entre autres à établir une approche systémique de mobilisation des parties prenantes, ce qui permettra aux structures chargées de la mise en œuvre du projet de bien identifier ces dernières, nouer et maintenir avec elles, en particulier les parties touchées par le projet, une relation constructive, évaluer le niveau d’intérêt et d’adhésion des parties prenantes et permettre que leurs opinions soient prises en compte de la conception jusqu’à la mise en service des aménagements du projet. Aussi, souligne-t-on, le défi vise à encourager la mobilisation effective de toutes les parties touchées par le projet, pendant toute la durée de vie, sur les questions qui pourraient éventuellement avoir une incidence sur elles, et fournir les moyens d’y parvenir.

A.O

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