Coopération : le Cameroun signe un accord de principe pour le passage sur son territoire des minerais issus de Avima Nabéba

Localisation du projet en vue.

Parmi les points qui bloquaient la réalisation du projet minier de Avima, localité comprise entre la République du Congo et le Cameroun, il y avait la question du transport. C’est que, ayant reçu un permis d’exploitation du gisement de fer de Avima, l’entreprise Avima Iron Ore avait programmé de faire passer sur le territoire camerounais des camions de 80 tonnes chacun, pour le transport des minerais de leur base de production au port de Kribi.

La difficulté ici résidait sur un fait. Le décret du 21 mars 1979 interdit sur le territoire camerounais des camions dont le poids excède 32 tonnes. « Si l’Etat du Cameroun avait succombé à l’époque aux sirènes de la société, les conséquences environnementales et infrastructurelles auraient été terribles. La République du Cameroun n’a jamais autorisé la mise en place de ce plan saugrenu », apprend-on de sources officielles congolaises.

Après donc la visite du Ministre Pierre Oba, le patron des Mines et de la Géologie de la République du Congo reçu en audience par Paul Biya le 31 mai 2021, une nouvelle page est entrain d’être tournée.  Ainsi, le 17 juin 2021 à Yaoundé, Jean Ernest Masséna Ngallè Bibéhè, ministre des Transports (Mintrans) assisté de El Hadj Nji Njoya Zachariaou, ministre délégué auprès du Mintrans, ont signé un accord de principe avec les nouveaux acteurs retenus pour la réalisation du projet sus-indiqué.

Autour de la table, la Société Bestway Finance Ltd (BFL), représentée par Alexandre Mbiam, directeur général et Cédric Ngako Ketchanga, Chef de l’Administration. Autre acteur, Société AustSino Resources Group Ltd (ASN), représentée par Ding Chung Ming, directeur général.

 L’on indique au Mintrans que cet accord de principe porte sur le passage, par le territoire national des  d’infrastructures ferroviaires. « La République du Cameroun, bénéficiaire de l’essentiel de l’investissement ferroviaire et portuaire initial, recevra la majorité des investissements y relatifs. Il est prévu à cet effet l’extension de la ligne du chemin de fer reliant la ville balnéaire de Kribi à celle de Pointe Noire sur environ 540 km et la construction du port minéralier à Kribi. De nombreux bénéfices en perspective, dont entre 12 000 et 20 000 emplois », souligne-t-on.

Les Sociétés BFL et ANS, sont incorporées à Hong Kong et en Australie. Elles  souhaitent s’inscrire dans la continuité de la vision de Paul Biya qui, lors de son discours de prestation de serment du 06 novembre 2018, affirmait sa volonté de continuer à «développer nos infrastructures de transport (routes, ports, aéroports) au bénéfice de notre économie, mais aussi pour faciliter les communications avec nos voisins».

Au Cameroun, BFL et ANS inspirent confiance de la part des autorités. « Ces sociétés comptent chacune parmi les leaders mondiaux de leurs secteurs d’activités respectifs, représentent plusieurs centaines de milliards de dollars de chiffres d’affaires annuels, de même que de capitalisations boursières et surtout plusieurs dizaines de milliers de brevets et de centaines de milliers d’emplois à travers le monde. » L’espoir est aussi de les voir générer d’importantes retombées fiscales, tout en prenant une part active à la lutte contre le chômage.

Aloys Onana  

Partager

Read Previous

Port autonome de Kribi : 30 milliards de FCFA injectés pour l’accès à l’eau potable sur l’ensemble de l’espace portuaire

Read Next

Géostratégie : des experts en armement, sécurité et questions militaires passent au crible l’armée tchadienne

Leave a Reply

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Read More

Read More