Gestion publique : pleins feux sur quelques opportunités de la SDN30 que célèbre Paul Biya

L’industrie pharmaceutique en bonne place.

Dans son discours en prélude à la 55e édition de la fête nationale de la Jeunesse, Paul Biya indique : « Les grandes lignes de la marche de notre pays vers l’émergence à l’horizon 2035 ont été redéfinies dans notre Stratégie Nationale de Développement, récemment adoptée. Il convient de s’en imprégner profondément afin de déceler toutes les opportunités qu’elle offre. »

Ledit document –téléchargeable sur ce site, onglet PDF utiles- est en effet riche en opportunités que pourraient saisir les jeunes pour la décennie débutante. « La transformation structurelle de l’économie passe par une densification de l’industrie manufacturière ainsi que des secteurs des services à haute productivité et un rattrapage technologique, se traduisant par une hausse de la productivité dans l’agriculture et sa modernisation, du fait de l’augmentation de la demande des produits agricoles », lit-on dans ce volumineux document. Les opportunités à saisir ici sont visibles dans l’agriculture, le développement de la technologie en l’occurrence.

Une analyse froide est faite par les experts. Qui observent que le système de production de l’économie nationale est dominé par le secteur tertiaire qui a représenté 48,3% du PIB sur la période 2010/2018. Les exportations sont constituées à 66% de matières premières ; traduisant un faible niveau de transformation qui ne permet pas de générer d’importantes valeurs ajoutées et de tirer un meilleur profit des avantages comparatifs. De plus, la structure des importations met en évidence une hausse des biens de consommation finale dont la part dans les importations est passée de 32% sur la période 2000/2009 à 34% sur la période 2010-2017. Autre chose, cette augmentation des importations sans contrepartie des exportations de valeur équivalente entraine un déficit de la balance commerciale et donc une fuite des devises. En outre, la structure de l’emploi n’a pas enregistré de changements majeurs pendant les deux dernières décennies, et demeure caractérisée par une concentration dans l’agriculture de subsistance.

Pour corriger ces manquements, des niches d’opportunités, sur le plan idéel, sont aménagées. « il s’agira de développer les industries manufacturières et services, développer la production et la productivité agricoles, poursuivre la modernisation des infrastructures productives, renforcer l’intégration régionale et la facilitation des échanges, dynamiser davantage le secteur privé et faire émerger les champignons nationaux, intégrer davantage les préoccupations liées à l’environnement et la protection de la nature ; et renforcer le système financier national. » Tous ceux qui ont des idées dans ces domaines peuvent déjà débuter leur business.

L’État du Cameroun est décidé dans la SDN30 à emmener ses compatriotes à devenir les figures de proue de l’économie sous régionale, et même au-delà de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC). « Sur la période 2020-2030, la stratégie de développement industriel intègre de manière optimale le Plan Directeur d’Industrialisation du Cameroun (PDI) qui a été adopté en décembre 2016. Ainsi, la vision du secteur industriel à l’horizon 2030 est de faire du Cameroun le Commutateur (fournisseur d’énergie électrique), le Nourricier (fournisseurs des produits agro-industriels) et l’Equipementier (fournisseur de biens d’équipement notamment les meubles) de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC) et du Nigeria. »

Les grandes lignes de la marche de notre pays vers l’émergence à l’horizon 2035 ont été redéfinies dans notre Stratégie Nationale de Développement, récemment adoptée. Il convient de s’en imprégner profondément afin de déceler toutes les opportunités qu’elle offre

Un clin d’œil est fait à ceux qui voudront investir dans la Santé publique pour leur donner plus de tonus. « L’objectif recherché est de bâtir une industrie chimique et pharmaceutique camerounaise compétitive, intégrée à l’économie camerounaise, pour servir le marché national, régional (CEEAC) et le Nigéria. Pour atteindre cet objectif, les autorités entendent promouvoir, par la commande publique et par d’autres voies appropriées, un tissu industriel de PME innovantes, dynamiques et en croissance dans la filière chimie-pharmacie et favoriser leurs synergies par des regroupements en clusters (pôles de compétitivité) sectoriels et territoriaux. »

Quid de la concurrence déloyale en ces temps où le faux prend des formes importantes. « En matière de commerce, afin de garantir une concurrence saine et loyale sur le marché intérieur, le Gouvernement entend réviser la loi N° 98/013 du14 juillet 1998 relative à la concurrence ; transformer la Commission Nationale de la Concurrence en une autorité indépendante avec des pouvoirs renforcés, moderniser les mécanismes de contrôle et de répression des fraudes commerciales,  renforcer les capacités des associations de droit des consommateurs et des structures en charge de leur encadrement. »

Aloys Onana

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