François Marty : « La plupart des pays riverains du Golf de Guinée ont un PIB qui est tributaire du commerce maritime »

Training Expert du Réseau Inter-régional pour le Golfe de Guinée (GoGIN)

Pouvez-vous nous parler en d’autres termes du GOGIN ?

Le projet GOGIN, c’est Golf of Guinea interregional net work, c’est la mise en place d’un réseau de communication inter régional ou encore national ou encore la zone qui s’étend du Sénégal à l’Angola. Le projet a été mis en place pour soutenir le processus de Yaoundé de 2013 où les chefs d’Etat africains des pays qui bordent le Golf de Guinée ont décidé d’unir leurs efforts,  d’unir leurs moyens pour lutter contre tout ce qui est agressif  vis-à-vis du domaine maritime de l’Afrique de l’Ouest et de l’Afrique centrale. Le projet GOGIN, sa vocation première, mettre en place ce réseau de communication avec des outils informatiques qui sont en phase finale de conception et que les mois à venir on va venir mettre en place dans chacun des centres de pays. Le troisième volet, c’est la formation, auquel je suis attaché.

Etes-vous seul ?

Notre équipe est composée actuellement de 04 personnes. Dans le cadre de notre intervention au Cameroun, c’est la connaissance du domaine maritime. Cette formation est la suite de ce qui a été fait par GOGIN depuis 04 ans. On les a déjà entrainés à la gestion de crise, l’organisation de leur centre, la bonne compréhension de tout ce qui se passe dans l’espace maritime afin de maitriser tout ce qui peut affecter la sécurité, la sûreté, l’environnement, le secteur économique. Vous savez bien que la plupart des pays riverains du Golf de Guinée ont un PIB qui est tributaire du commerce maritime. Si le commerce maritime ne peut pas se faire correctement, ce sont les économies de ces pays qui risquent d’être impactées et donc, nous sommes là pour aider à lutter contre ça. Le but de cette formation, c’est de les aider à comprendre ce que leur présente le censeur. Les radars, les satellites sont là, ils peuvent déjà les aider à anticiper les actions qui peuvent se passer dans l’espace maritime. On les a un peu armé à travailler. Ça ne se fera pas du jour au lendemain, cela va nécessiter de leur part, encore beaucoup de travail.

Propos recueillis par

Aloys Onana

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