Espaces marchands : Sup’Eco, le prochain investissement du français Carrefour au Cameroun

Selon nos informations, le groupe Carrefour est sur le point de lancer une nouvelle grande surface à Douala avant début 2022. Il s’agira de Sup’Eco (Super marché Economique). Si le coût et les caractéristiques de cet investissement restent obscurs, il est tout de même confié qu’il s’agit d’un modèle de supermarché avec moins de confort et un assortiment moins important que «Carrefour Market».

Dans cet espace, l’on vise la mise en avant des produits de base avec des prix bas, et le renforcement de la présence des produits made in Cameroon. A ce sujet, souffle-t-on, Carrefour a récemment signé un contrat avec Mama Carlton, un producteur de pommes de terre surgelées. Pour le groupe français, cet entrepreneur camerounais est capable de livrer des produits fiables dans ce secteur d’activité. Mais en dehors de ce contrat, Carrefour revendique 600 contrats avec des producteurs locaux et 75 % de ses produits achetés auprès de ceux-ci. Parmi eux, les cultivateurs de poivre de Ndikinimeki, les producteurs du Ketchup aux fruits de la marque «la Cuisine de Nounou».

Ayant ouvert son premier supermarché à Douala en 2017, Carrefour Market a trouvé au Cameroun un comptoir ouvert, rentable, des clients disposés, alors que le groupe en Europe agonisait. Des moments difficiles que ressort www.lemonde.fr et qui présente un plan de 2 400 départs volontaires en France. En 2016, le bénéfice net s’était affiché en forte baisse, pénalisé par des éléments exceptionnels, et la détérioration de la rentabilité opérationnelle de la Chine et de la France (– 23,87 % pour le bénéfice net publié du groupe à 746 millions d’euros, et – 7,4 % de baisse à 1,03 milliard, une fois retraité des éléments exceptionnels, c’est-à-dire en ne tenant pas compte de ces derniers).

Conséquences positive, en 4 ans de présence au Cameroun, le groupe a déjà accouché 4 supermarchés. D’autres projets sont dans le pipe, à l’instar du développement d’un grand centre commercial dans le centre de Yaoundé, en face du palais des sports qui sera ouvert au premier semestre 2022. Un nuage épais tout de même sur les performances financières au Cameroun, un sujet que redoute Luc Demez, le directeur général.

Aloys ONANA

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