Entreprises d’assurances

Plus de 200 milliards de chiffre d’affaires en 2018

Une fois consolidés, ce montant  pourrait être revu à la hausse, selon l’Association des assureurs du Cameroun.

Les assureurs sont au fait des récriminations à leur endroit. Esther Tiako, la présidente d’organisation de la deuxième édition des journées de l’assurance qui se tiennent à Douala du 29 au 1er juin 2019 passe en revue ce qui leur est reproché. Apparait très visible, les tracasseries pour se faire appuyer lorsque survient un accident, le contrat rédigé en une police de caractère à peine visible etc. « L’assurance est mal connue, ce qui explique qu’elle soit mal aimée. La profession communique peu, ou pas assez », confesse donc la patronne de Nsia Assurance.

Les journées de l’assurance qui se déroulent à Douala au club Camtel Bépanda ont pour but de convaincre les indécis,  de séduire les patrons et autres personnes disposées à s’assurer à franchir le pas de la porte des entreprises d’assurance. « Il faut faire entrer l’assurance dans les esprits, promouvoir les avantages, les différentes offres », soutient Esther Tiako.

Pour la cérémonie officielle, le ministre des Finances a dépêché le secrétaire général de son ministère, Gilbert Edoa. Occasion pour Théophile Moulong, le patron de l’Association des sociétés d’assurances du Cameroun (Asac) de révéler les prouesses des entreprises du secteur. Les statistiques des cinq dernières années laissent apparaitre une évolution du chiffre d’affaires.

 Ainsi, en 2013, le chiffre d’affaires du secteur des assurances au Cameroun s’élevait à 161 milliards de FCFA, « pour franchir la barre de 200 milliards en 2018 », indique Théophile Moulong. Ce qui, elon lui, laisse entrevoir la part substantielle des investissements du secteur de l’assurance dans l’économie camerounaise. « S’agissant du règlement des sinistres, de 41 milliards en 2013, on est arrivé à payer pour l’exercice 2017 la somme de 83,4 milliards de FCFA, soit un taux de croissance de 12 % en vie et 5 % en non vie. Nous ne doutons pas qu’une fois les chiffes de l’année 2018 consolidés, ce montant connaisse encore une forte hausse », déclare Théophile Moulong.

Emile Emmanuel Nkoa

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