Entrepreneuriat : Léonie Ella, la lionne indomptable de l’industrie du bois

Taille de basketteuse. Sourire en coin et voix tempérée, Léonie Ella est déterminée à donner à sa manière du sens à l’industrie du bois au Cameroun. Son challenge auquel elle pense tout le temps, stopper les importations de meubles afin que le génie local de transformation du bois explose avec éclat. «  Je ne vois pas comment les choses qui sont faites ailleurs ne peuvent pas l’être dans notre pays », tranche-t-elle, rassurante.

A 35 ans, cette mère de trois enfants débute tôt ses journées de travail. Entre pratique du sport et suivi des informations du monde, aucune minute n’est à perdre. Avec en prime, une attention totale à ‘’Micasa’’, son entreprise née il y a une demi-dizaine d’années.

 Son cœur d’activité, la fabrication des meubles intérieurs. Une place de choix est consacrée aux équipements et décors de la cuisine, le dressing, la tapisserie. Et pour ne pas faire les choses à moitié, un département de menuiserie classique qui fait dans tout ce qui est bois massif vient d’être ouvert. « Ce que nous voulons laisser à notre jeunesse, c’est cette possibilité de transformer nos matières premières, le bois en l’occurrence. L’idée étant de créer une industrie africaine des meubles», confie cette amoureuse de livres, juriste de formation, titulaire d’une maîtrise en droit privé fondamental et d’un MBA en gestion d’entreprise.

Le nouveau concept entrepreneurial vise la valorisation maximale du bois local, très souvent exporté en grumes. Et donc, « l’idée c’est de prendre le bois en forêt, le transformer et l’embellir à l’effet de limiter  les importations en provenance de l’Europe. Fabrication et transformation sont liées. Le succès ne pourrait qu’être immédiat » se convainc cette élève en cycle doctoral à l’université de Douala.

Une assurance qui n’est pas béate, au regard du succès de Micasa. Une entreprise qui compte trois showroom situés à Yaoundé, Douala et Garoua. Cette structure dispose notamment d’une unité de production  de 1000 m² dans la capitale économique. Sa capacité de production journalière est de 30 cuisines, 500 portes en bois et les meubles de décoration. « Ce que vous avez à l’étranger, vous pouvez l’avoir ici sur place parce que nous avons mis un accent sur les machines de dernière génération pour les finitions de nos meubles», glisse-t-elle.

Albright Fandono

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