Enseignement supérieur : Dr Daïrou Djidda soutient avec brio une thèse de doctorat sur ‘’ Réformes financières et financement de la croissance en zone CEMAC’’

La sentence du jury au terme de plus d’une heure d’intenses échanges scientifiques : «Nous sommes le 2 juin 2021. Vous avez présenté et soutenu une thèse de doctorat PhD intitulée ‘’Réformes financières et financement de la croissance en zone CEMAC’’ devant un jury composé de Pr Ngankou (université de Yaoundé 2 Soa), Pr Tamokwe Piaptie Georges Bertrand ( Université de Douala), Pr Koum Ekalle François (Université de Douala), Bita Charles Alain (Maitre de conférences, université de Ngaoundéré), Manga Engama Edgar (Maître de conférences, université de Douala), débute le Pr Ngankou Jean Marie, président du Jury. « Après avoir lu ce travail, après avoir écouté votre exposé liminaire et des réponses que vous avez données aux préoccupations  exprimées par les membres du jury, le jury a pris la décision suivante. A compter de ce jour, 2 juin 2021, vous êtes fait Dr en sciences économiques de l’université de Douala. Ce doctorat vous a été attribué avec la mention Très honorable. Félicitations M. Daïrou, vous êtes maintenant Dr », déclare le Pr,  président du jury.

Le nouveau récipiendaire dans son travail de recherche est parti d’un fait. Depuis les années 1990, il y a des réformes financières en zone CEMAC.  Un bloc économique qui compte le Cameroun, la Guinée Équatoriale, le Tchad, le Gabon, la RCA, et la République du Congo. Ces réformes financières ont-t-elles donné des résultats capables de donner une croissance économique ?

La réponse en partie est dans l’affirmative, et dans l’autre versant dans la négative, du fait de plusieurs facteurs, parmi lesquels la ressource humaine. Non qualifiée, il y a risque de mal cerner les problèmes. Les ressources financières mal utilisées, il y a risque de contracter des fonds, d’en disposer même, sans que l’économie dans son ensemble en profite et donc, sans que la croissance suive. « Les restructurations ou les réformes qui ont eu lieu en Afrique centrale notamment en zone CEMAC de 1990 à aujourd’hui ont produit l’évolution dans le système financier c’est-à-dire dans les mécanismes de financement de l’économie sauf que maintenant, lorsqu’il s’agit de financer concrètement c’est là où résiderait encore le problème. Il faut donc repenser la structure de l’ouvrage, c’est-à-dire trouver la bonne structure adaptée dans notre zone monétaire, la CEMAC », explique le nouveau Dr.

« Les réformes entreprises vont dans le bon sens. Maintenant c’est de pouvoir adapter ces réformes à la structure de l’ouvrage, au système financier de la CEMAC. C’est ce qui nous reste pour que la croissance à deux chiffres telle qu’attendue par les différents Etats », ajoute-t-il. En clair, les réformes financières entreprises depuis 1990 sont à saluer, reste néanmoins une adéquation parfaite entre les réformes, les fonds, les managers commis pour la cause, et l’impact desdites réformes dans la vie palpable des citoyens de la CEMAC.  

La thèse de doctorat soutenue accroche le jury. « L’actualité cadre avec le sujet », défend le Pr Tamokwe Piaptie, le directeur de cette thèse. Qui pense là sans le dire à l’actualité sur les différents appuis du Fonds monétaire international (FMI), pendant que le président du jury s’interroge sur la surliquidité des banques et établissements de microfinances. Que faut-il faire pour injecter cet argent dans l’économie de la CEMAC ? « Dans la recherche je suis aux premiers pas, je viens d’écouter les Maîtres et je pense que le chemin est encore long. Mais par rapport aux appréciations obtenues, il y a espoir, le travail ne fait que commencer dans les réformes financières et dans la finance tout court », glisse le désormais Dr Daïrou Djidda.

Né le 14 avril 1979 à Dourbeye, département du Mayo-Louti, le nouvel esthète en sciences économiques est auditeur certifié de l’Institut FORHOM de la Rochette de Paris, diplômé de l’Ecole nationale d’administration et de magistrature (ENAM). Depuis 2020, il est Contrôleur financier spécialisé auprès de l’université de Douala. Il parle et écrit français, anglais, espagnole et arabe.

Aloys ONANA

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