Electricité : ENEO choisit d’installer 30 MW de solaire au Nord Cameroun pour réduire les délestages

Dans une note d’information le 4 mai 2021, l’électricien Energy of Cameroon (Eneo) confie  son option portée sur le solaire. La visée, réduire autant que possible le problème des délestages dans cette partie du Cameroun. « Eneo Cameroon et le ministère de l’Eau et de l’Energie travaillent sur la piste d’un développement rapide de solutions solaires modulaires et mobiles de 30 MW de capacité avec stockage à installer dans les villes de Guider et Maroua avant la fin de l’année 2021 », indique la note d’information sus-indiquée.

La partie septentrionale du Cameroun est en effet réputée pour sa forte richesse en soleil. Mais l’énergie solaire a ses exigences lorsqu’elle doit être distribuée à un nombre important de clients, parmi lesquelles les grandes entreprises. Et donc, « les ingénieurs d’Eneo étudient dans l’urgence la faisabilité technique de ces installations afin d’injecter l’énergie la plus fiable et durable possible », soutient l’électricien Eneo.

Implication du privé

Pour maximiser l’offre en énergie dans le Nord Cameroun dans son ensemble, les pouvoirs publics veulent des rapports soudés avec le secteur privé. Celui-ci est appelé à apporter sa touche, afin que cet épineux problème de délestages connaisse une issue. La main est déjà tendue au secteur privé. « Un certain nombre de projets de production indépendante d’électricité sont par ailleurs en cours de développement avec des investisseurs privés à Maroua, Guider et N’gaoundéré. Eneo a déjà fait savoir tant au gouvernement qu’aux partenaires concernés l’importance de voir les discussions sur ces projets être bouclés rapidement par l’octroi des divers titres de licences et autres accords contractuels restant à conclure entre l’Etat, les partenaires et les bailleurs de fonds de ces projets. »

En attendant ces perspectives, l’on signale une passable amélioration de l’offre énergétique. Une nette progression liée à une meilleure disponibilité de la centrale thermique de Djamboutou et à l’installation de 4 MW supplémentaires dans la centrale thermique de Ngaoundéré ainsi qu’une optimisation de la production du barrage hydroélectrique de Lagdo. « En conséquence, les ménages voient une amélioration de la continuité de service électrique de 17h à 7h, et en journée des tranches de rationnement ramenées à 5 heures de temps contre 8 heures environ par le passé. »

Malgré tout cela, la situation demeure fragile pour plusieurs raisons. Notamment une sollicitation excessive des centrales thermiques, notamment celle de Djamboutou,  des difficultés d’approvisionnement des pièces pour la maintenance, la chaleur rude induisant une forte augmentation de la demande, surtout dans les ménages, le  coût du carburant extrêmement élevé, avec un besoin supplémentaires de 3 milliards de francs CFA par mois.

A.O

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