Douala : le locataire du site de Dikolo versera 131 millions de FCFA chaque année à l’Etat

Le Roi des Bellè, sur le site rasé

C’est peut être l’un des points qui ont poussé Henri Eyébé Ayissi, le ministre à scandales qui loge aux Domaines et affaires foncières à jeter des compatriotes à la rue, sans zone de recasement. En effet, les termes du contrat de bail emphytéotique entre l’Etat du Cameroun et la société Immigration & Business lève un pan de voile sur les retombées de cette affaire qui donnera naissance à Marriott Hôtel.

L’article 13 dudit contrat indique que « le présent bail est conclu moyennant le paiement d’un loyer de annuel de 131. 650. 000 FCFA et payable d’avance au début de chaque année au plus tard le 05 janvier à la recette départementale des Domaines du Wouri, conformément aux dispositions du décret 2014/3211/PM du 29 septembre 2014 fixant le prix minimum applicable aux transactions des terrains relevant du domaine privé de l’Etat. »

Au nom du fric, population piétinée.

Les fonds en question doivent être payés via chèque, sauf instruction contraire du bailleur, c’est-à-dire l’Etat.  Mais Olivier Chi Nouako, le compatriote issu de l’immigration au Canada qui a choisi de revenir au pays non sans piétiner ses frères devra s’attendre à payer bien plus d’argent, au fur et à mesure que le temps passera. Il lui est rappelé que, conformément au décret N°2014 indiqué plus haut, « le loyer annuel prévu (…) sera révisable tous les cinq ans au plus tard six mois avant chaque échéance quinquennale, les parties (l’Etat et le locataire) se réuniront  afin de fixer d’un commun accord le pourcentage d’augmentation du loyer de la période quinquennale suivante. »

Olivier Chi Nouako, la figure de proue de Immigration & Business va injecter 60,4 milliards de FCFA pour, en 36 mois, construire un hôtel R+15 de la classe 5 étoiles contenant  280 chambre, des suites présidentielles, une salle de conférence de 1000 places, un business center, des appartements et autres infrastructures de restauration et de loisir.  Le bail court sur 50 ans, renouvelables, mais pas de manière tacite.

Aloys Onana

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