Développement : jalons pour une industrie réussie

La Fondation Pierre Crouigneau fait de nombreuses suggestions pour que le Plan directeur d’industrialisation du Cameroun (PDI) prenne en fin corps et satisfasse.

La Fondation Pierre Crouigneau (FPC) regroupe en son sein des personnalités qui ont en commun une particularité. Elles sont issues du collège de La Salle et ont déjà occupé dans leurs riches et longues carrières de vie et de travail, des emplois et poste qui leur ont donné des éléments forts appréciables pour mieux comprendre et faire des suggestions pour la marche de l’économie camerounaise. « Il est temps d’arrêter de nous plaindre aussi de Biya. Au vu des actions à mener, il est clair que le développement est de la responsabilité de tous les citoyens. Nous ne sommes pas des enfants  et Biya n’est pas notre papa », indique les membres de la FPC.

Leur souci est quand même de rappeler au gouvernement et à ceux qui le composent  leur inaction, qui est « leur plus grande faute envers la nation », et donc,  ces membres donnent ce qui, pour eux, devrait être appliqué pour que le Cameroun s’engage véritablement sur le chemin de son industrialisation. « Savez-vous qu’une huilerie ou une sucrerie de 600 t/an de capacité coute à peine 20 ou 40 millions de francs ? C’est à la portée d’un groupe d’investisseurs nationaux. Avec 2 000 unités, on arrive quand même à une capacité totale de 1 200 000 t/an, 3 fois notre consommation actuelle, en divisant les chances d’échec et en implantant partout des industries. Les communes ont besoin d’en être informées, les citoyens, promoteurs de demain, aussi », observe le professeur Robert Nzengwa.

Les membres de la FPC vont plus loin et estiment qu’il est plus qu’urgent d’agir sur l’autonomisation des communes, qui à leur tour vont agir localement. « Il est demandé exceptionnellement au gouvernement de prévoir 2 800 milliards de francs à investir au travers des communes pour remettre au travail  4 000 000 d’agriculteurs et ainsi retrouver l’autosuffisance alimentaire et même exporter, remplacer le bois de feu par le biochar dans la consommation des ménages et ainsi sauver 18 000 vies tous les ans, et assurer avant 2026 l’électrification de tous les ménages habitant dans un lieudit de plus de 100 habitants », suggère-t-on.

La FPC ajoute d’autres idées qui devraient être exploitées. Et pense que les 2 800 milliards de francs devraient consister en des dotations de 400 milliards sur les budgets d’investissement public, à raison de 80 milliards par an pendant 5 ans, et en des garanties aux emprunts des communes à hauteur de 2 400 milliards, à engager en 5 ans avec contrôle de leur mise en œuvre progressive. Ces derniers emprunts prendraient la forme de crédits de campagne annuels revolving et de Crédits à moyen terme, d’une durée maximale de 7 ans. « Est-ce trop risqué pour assurer 4 000 000 de véritables emplois en zone rurale, à moins de 700 000 F par emploi ? Est-ce trop risqué pour éviter 500  milliards d’importations et provoquer 400  milliards d’exportations ? Seul un effort de ce genre pourra nous convaincre nous-mêmes et convaincre le monde entier de notre volonté d’émergence », tranche la FPC.

Selon ces têtes bien faites au parcours exceptionnel, les opportunités révélées par le PDI n’interpellent pas que le gouvernement. « Le PDI interpelle tout le monde, il devrait être mis en œuvre, pour sa plus grande partie, par les communes et par des personnes physiques ou morales du secteur privé, nationales ou étrangères, les « administrations centrales » gardant les rôles de concepteur, puis de facilitateur notamment par des réformes légales et réglementaires, et de contrôleur », suggère la FPC.

Albright Fandono

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