Débat économique : Trois ministres camerounais invités au Gicam

Ils passeront devant les créateurs de richesses unis au sein du premier patronat camerounais. Au menu, un examen approfondi des réformes pouvant rendre l’agro industie plus attractive.

Le Groupement interpatronal du Cameroun (Gicam) a mis au menu trois pans capitaux : le foncier, l’agriculture et l’élevage, car certaines questions le préoccupent au plus haut point. Exemple. Quelles sont les dynamiques et les réformes récentes dans le foncier, l’agriculture et de l’élevage au Cameroun ? Quelles perspectives portent-elles pour les entreprises et pour le développement des chaînes de valeurs agro industrielles ?
Il reviendra donc à trois ministres, tous, fils d’agriculteurs, de dire ce qui a été fait ces derniers temps pour donner plus de tonus à ce pan de l’économie camerounaise. Sont donc attendus mardi 22 octobre 2019 au siège du Gicam à Douala dès 9h, Henri Eyébé Ayissi, ministre des Domaines, du Cadastre et des Affaires Foncières, Dr. Taïga, ministre de l’Elevage, des Pêches et des Industries Animales et Gabriel Mbairobe, ministre de l’Agriculture et du Développement Rural.
Avec ces trois membres du Gouvernement, les échanges porteront donc sur ce qu’il est convenu d’appeler le « turbo agricole » du nouveau modèle économique dont les performances sont tributaires entre autres de la résolution de la question foncière.
Sont ainsi invités, et vivement attendus, les dirigeants et cadres d’entreprises (tous secteurs confondus), les porteurs de projets agricoles, les représentants des administrations connexes, des partenaires au développement, des organisations du monde rural, des organisations syndicales et des médias. Les personnes non membres du Gicam désireuses de prendre part à cette rencontre sont priées de se faire enregistrer au préalable en prenant attache avec ce patronat à l’adresse gicam@legicam.cm

En rappel, lors de la toute première édition de la Foire internationale de Douala (FIAC) le 26 mars 2019, Emmanuel de Tailly, directeur général de la Société anonyme des Brasseries du Cameroun décalrait. « Parce que nous sommes également un certain nombre pour ne pas dire un nombre certain, à croire que la réduction de la pauvreté passe par le développement du secteur primaire et du secteur secondaire dans une stratégie solidaire amont-aval, entre les paysans et l’industrie dans un couple du « moteur industriel » et de son « turbo agricole » incroyable. »
« Parce que (…) SODECOTON, MAÏSCAM, SOSUCAM, SGMC, KADYS, SOCAPALM, PHP, CDC, SPC, FERMENCAM, FOKOU, KADJI, GUINESS CAMEROUM, SPM, MAYOR, CHOCOCAM, WESTERN FARM, BVS, SABC sont autant d’exemples de leaders agro industriels qui portent haut les couleurs du Cameroun et sont la démonstration vivante que votre pays, notre pays, excelle dans ce domaine », alors, il est plus que temps d’accélérer toutes les réformes pouvant contribuer au succès de l’agro industrie car, « à chaque fois qu’un produit Made in Cameroun est acheté, c’est un peu plus d’économie formelle qui progresse. Donnez-nous un cadre fiscal stable, favorable aux investissements et au réinvestissement, qui tienne compte de l’utilisation des matières premières agricoles du Cameroun, donnez-nous un peu plus d’énergie le jour, imposez des contrôles rigoureux de qualité, rendez l’étiquetage obligatoire et je peux vous assurer qu’à chaque produit que nous vendrons, ce seront des routes, des ponts qui se rénovent, des hôpitaux et des écoles qui se construisent, des paysans qui cultivent, des filières qui se consolident et une industrie qui recrute, forme et réinvestit », suggérait Emmanuel de Tailly. La rencontre de mardi s’annonce donc riche.
Aloys Onana

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