Crise anglophone

Hysacam perd un milliard de FCFA

La crise qui secoue les régions anglophones du pays lui a déjà fait perdre à ce jour des biens importants.

La Cameroon development corporation (CDC) ou encore Pamol ne sont pas les seules entreprises  à subir de plein fouet les violences entretenues par les activistes sécessionnistes dans les régions du Nord-ouest et Sud-ouest. A Bamenda par exemple, le pont qui relie la ville au Centre de traitement des déchets de la société  Hysacam (Hygiène et salubrité du Cameroun) a été vandalisé par les séparatistes. Même scène de désolation à Buea.

 Là-bas, le 2 décembre 2018 selon Hysacam,  le Centre de traitement des déchets  qui s’y trouve a été envahi par les insurgés armés bien armés. Le bâtiment abritant les services du Centre a été incendié. Un Bulldozer est parti en flammes. Du côté de Kumba, toujours dans le Sud-Ouest, « les insurgés ont mis le feu sur deux camions de propreté flambant neufs qui venaient d’être mis en service » a révélé, mercredi 06 février 2019 la société.

Conséquence, la crise qui secoue les régions anglophones du pays lui a déjà fait perdre à ce jour plus d’un milliard de FCFA. « Face à ces différentes attaques visant l’entreprise, le Président directeur général, Michel Ngapanoun, a pris des mesures conservatoires pour sécuriser le personnel et le matériel. Les activités ont été suspendues à Bamenda. Elles ont été réduites à l’essentiel à Buea et à Kumba jusqu’à ce que la situation sécuritaire revienne à la normale », a indiqué l’entreprise camerounaise chargée de l’assainissement public sur son site internet. « Les employés vivent la peur au ventre à cause des menaces que les insurgés font peser sur eux. Quand ils ne sont pas passés à tabac lors des attaques, ils reçoivent des appels anonymes leur demandant de contribuer à « l’effort de guerre », conclut la société.

La crise sociopolitique dans les régions anglophones du Nord-ouest et du Sud-ouest a déjà fait perdre 270 milliards de FCFA à l’économie camerounaise et 6500 emplois selon le rapport rendu public en 2018 par le Groupement interpatronal du Cameroun (GICAM). Il est intitulé « Insécurité dans les régions du Nord-ouest et du Sud-ouest : conséquences économiques et impacts sur l’activité des entreprises ».

Christian Happi

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