Coopération : pour donner plus de succès aux porteurs de projets, le Gicam et la GIZ unissent leurs forces

Mme Alvine Mbono (Gicam, à gauche) et Alfonce Tata Nfor (SIFA), à droite.

Il est devenu très récurrent d’entendre les jeunes affirmer être désormais à leur propre compte. D’ailleurs, il n’est pas inutile de rappeler selon Global entrepreneurship – un cabinet international qui mesure la création des entreprises dans le monde entre autres de ses missions-  le Cameroun était champion du monde en 2016 en la création d’entreprises.

Le pays avait alors un taux de  créateurs d’entreprises qui se chiffrait à 37,4 %. Il devançait l’Ouganda (35,5 %), le Botswana (32,8 %). Et même l’Union Européenne était derrière nous (6%). Cette dynamique des créateurs d’entreprises n’a pas changé depuis lors. Problème, il est admis que beaucoup de ces structures ont de la peine à célébrer leur cinquième anniversaire, du fait de leur mort précoce.  

Pour que les porteurs de projets soient mieux outillés afin de donner force, vitalité, agilité et par extension succès éclatant à leur idée entrepreneuriale, le Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam) et Skills Initiative for Africa (SIFA) – un projet de l’Union africaine,  en collaboration  avec la Coopération allemande et le ministère fédéral allemand pour le développement international, également l’Union Européenne – unissent leurs forces.

D’où le mémorandum de collaboration signé le 12 avril 2021 à Douala par les deux organismes. Qui veulent aider les PME inscrites au Centre de développement des PME (CDPME) du Gicam à trouver le chemin du succès. « En ce qui concerne ce partenariat qu’on a signé, c’est un cadre de collaboration entre le Gicam et SIFA. Ce document nous permettra de développer des activités spécifiques en ce qui concerne le développement des compétences pour des jeunes au Cameroun. On a ciblé le Centre de développement des petites et moyennes entreprises parce qu’on a reconnu le fait qu’une grande majorité des entreprises camerounaises sont des petites et moyennes entreprises. En les soutenant, nous allons pouvoir leur donner l’opportunité d’augmenter leur chiffre d’affaires, d’être plus compétitives et d’accroître en terme de création d’emplois  directs et indirects. Et par la suite on peut donc leur donner l’opportunité d’employer d’autres camerounais », explique Alfonce Tata Nfor, Conseiller technique senior coordinateur régional pour l’Afrique centrale chez SIFA.

Cet organisme annonce le développement des activités spécifiques qui sont inscrites dans le plan d’action conjoint entre lui et le Gicam afin de mettre en œuvre un certain nombre d’activités techniques et financières pour l’année 2021 et 2022.

Au Gicam, ce partenariat est salué. « Cette collaboration avec le SIFA  rentre dans le cadre de la structure qui est à l’intérieur du Gicam et que nous appelons le CDPME (Centre de développement des PME), qui vise à la fois des porteurs de projets en terme d’incubation, pour les aider à calibrer ces projets, les aider à définir leur plan d’affaire. En même temps, ledit centre permet à ceux qui ont des projets, qui ont un plan d’affaire défini, d’accélérer ces projets. Donc, le centre joue à la fois le rôle d’incubateur et d’accélérateur de telle sorte qu’à la fin de la journée, un porteur de projet qui a une idée qui aboutit, emploie des personnes, et ça permet de faire ce pont-là entre le porteur de projet et l’emploi », déclare Alvine Mbono, directrice exécutive du Gicam.

Aussi, « pour mettre en œuvre la convention, il existe un plan d’action qui va définir un certain nombre d’activité qui vont être mises en œuvre par le SIFA  et par le Gicam en 2021. Il s’agit des activités de financement, formation, formation des formateurs, ce qui permet donc à un porteur de projet de pouvoir mener son idée entrepreneuriale à terme et d’avoir un minimum de résultat à la fin », ajoute la directrice exécutive du Gicam. Tout porteur de projet, toute PME peuvent bénéficier  de ce partenariat Gicam/SIFA. À condition d’être juste inscrit au Centre de développement des PME. Les portes de ce boulevard d’opportunités s’ouvrent à 100 mille francs.

Aloys Onana

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