Coopération : l’ambassadrice d’Allemagne pose les conditions à respecter pour attirer les investisseurs de son pays au Cameroun

Dr Corinna Fricke (à gauche) et M. André Kwam (à droite).

La cheffe de la diplomatie allemande au Cameroun était en visite de travail au Gicam le 30 octobre.

Elle s’appelle Corinna Fricke. C’est elle la patronne de la diplomatie allemande au Cameroun depuis août 2020. Une remarque à peine arrivée. « J’ai beaucoup entendu parler du Gicam », confesse-t-elle, tout sourire. Le dynamisme de Célestin Tawamba est passé par là, lui qui défend avec énergie l’amélioration du climat des affaires et suggère quand l’occasion lui est donnée des idées qui pourraient emmener des investisseurs étrangers à faire confiance au Cameroun, tout en permettant aux créateurs de richesse locaux d’évoluer dans un environnement économiquement plus gai.

S’il est aisé de dire que le Cameroun compte en moyenne 200 entreprises françaises –avait-on appris lors de la visite de Jean Yves Ledrian le 26 octobre 2019- il est difficile d’avancer un chiffre sur la présence des entreprises allemandes ici. Dr Corinna Fricke le sait.

 Elle profite donc pour dire ce que le Cameroun pourrait remplir comme conditions pour séduire au plus haut point les investisseurs du numéro un de l’économie européenne. « Il faut trouver des mécanismes nouveaux pour une relation économique, emmener les jeunes entrepreneurs camerounais, mais aussi attirer les investisseurs allemands au Cameroun. Je ne peux pas promettre de miracles, ça c’est sûr. Après cette visite, ça va changer, ça c’est clair. Mais je suis au Cameroun, les entrepreneurs allemands sont des personnes libres, ils viennent seulement quand les conditions sont bonnes et saluées de tous : le gouvernement, le Gicam, et là ils prendront la décision de venir au Cameroun. Pour attirer plus d’investisseurs allemands : c’est un environnement propice, l’état de droit,  un risque minimisé par rapport à la rentabilité. En Allemagne il y a des camerounais qui sont très bien intégrés, il y en a qui ont fait leurs études en Allemagne. Il y a plusieurs facteurs qui rentrent en jeu, maintenant il faut travailler pour convaincre, et là c’est une tâche », tranche-t-elle.

Les figures de proue allemandes au Cameroun suivent les activités et autres revendications du Gicam. C’est plutôt une bonne impression qui se dégage. « L’ambassadrice vous a présenté les conditions clés. Pour attirer plus d’investisseurs allemands  (…) les acteurs du secteur privé suivent toujours une logique très rationnelle, ils vont venir comme ils pensent qui’ils peuvent gagner de l’argent et travailler de façon profitable. Je pense que le Gicam peut continuer son plaidoyer,  pour que l’environnement soit propice », pointe Rico Langeheine, directeur résident au bureau régional de la Deutsche Gesellschaft für Internationale Zusammenarbeit (GIZ).

Les allemands peuvent compter sur la puissance de frappe du Groupement inter patronal du Cameroun pour mieux prospecter. Car ce patronat regroupe 21 associations, 729 entreprises dont le chiffre d’affaires (CA) s’élève à 9860 milliards de FCFA, c’est-à-dire 67 % du CA des entreprises au Cameroun. Ces entreprises emploient 221 000 personnels (27 % des emplois de ce pays), explique André Kwam, président de la commission PME et financement du secteur privé, qui a par ailleurs remis le livre blanc du Gicam pour la relance de l’économie à l’ambassadrice d’Allemagne au Cameroun.

Aloys Onana

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