CEMAC

L’interminable processus d’intégration

Budget bouclé depuis 2017, les patrons de la sécurité de la CEMAC envisagent une descente sur le terrain voir les postes qui vont réguler la sécurité dans la sous-région.

Martin Mbarga Nguélé, le patron de la police camerounaise revient sur les objectifs de la réunion du comité ad hoc des ministres de la sécurité et de l’émi-immigration de la Cemac le 8 mai à Douala. « Il y a eu un accord signé le 8 novembre 2013 entre Interpol et la CEMAC pour sécuriser nos frontières. Vous savez qu’aujourd’hui, si nous, on a des frontières, la criminalité internationale n’en a pas. Donc nous devront  essayer de renforcer nos capacités de nous mettre en sécurité. C’est pour ça qu’avec l’expertise avec l’Interpol, il a été convenu avec nos chefs d’Etat de sécuriser nos frontières. »

L’intégration de la sous-région Afrique centrale connait de nombreuses entraves. Elle évolue à la vitesse d’un caméléon, bien que le plus difficile –très souvent les financements- ait été réglé. «C’est un budget de près de 4 milliards qui sont consacrés à cette opération. Il s’agira de sécuriser les frontières extérieures à la CEMAC et les frontières intérieures pour permettre que nous soyons beaucoup plus en sécurité sur le plan national et international. Chaque pays avait été consulté en 2013 pour soumettre les postes prioritaires pour la sécurisation et ces postes ont déjà été validés par nos chefs d’Etat. Nous sommes là pour mettre en exécution ces postes qui avaient été validés », indique le patron de la police camerounaise.

Les financements étant déjà disponibles et les postes à partir desquels la police pourra aisément contrôler les mouvements des personnes et des biens   dans un sens comme dans l’autre dans la sous-région, le comité ad hoc a tenu ses travaux à huis clos. Question de mettre sur la table et à l’abri des oreilles indiscrètes des problèmes qui fâchent encore dans les six pays CEMAC.  Car pour assurer la sécurité des personnes et des biens, les chefs d’Etat de la CEMAC ont signé divers accords de coopération  afin de bâtir une Afrique centrale qui soit un réel espace de paix et de liberté. Ce qui reste plus un vœu pieux. Les Etats se pressent lentement. « Je m’en voudrais de ne pas l’évoquer. La problématique du passeport biométrique CEMAC. En effet, la première date butoir de la mise en circulation de ce document de voyage dans tous les Etats membres était fixée au 1er janvier 2010. Neuf ans après, seulement 3 pays sur 6 ont franchi cette étape », se désole Michel Niama, Commissaire en charge du marché commun.

A.O

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