CEMAC

Quelques projets intégrateurs

Beaucoup sont passés au crible lors des travaux du 5 au 6 juillet.

Les acteurs phares du Programme des réformes économiques et financières dans la Communauté économique et monétaire d’Afrique centrale (Pref-Cemac) sont engagés à offrir à la sous-région des clés qui permettront à l’ensemble des 6 pays de mieux vivre leur intégration conjointe.

Sur leur table de travail du 5 au 6 juillet à Douala, de nombreux projets ont été présentés. Ainsi que leur étude de faisabilité, et les coûts y afférents. Ainsi, parmi les projets passés en revus, l’on présente la construction d’une dorsale régionale de fibre optique. Le coût de cette infrastructure est estimé à 165 milliards de FCFA. Objectifs, réduire la fracture numérique, renforcer l’attractivité de la zone. L’impact de ce projet vise la baisse du coût de l’internet  à -90 %, augmenter le nombre d’utilisateurs de l’internet à 500 %, ce projet pourrait créer 25 000 emplois.

Le Pref-Cemac a reçu le projet de développement d’axes d’interconnexion électrique transfrontalière et construction des barrages de Dimoli et de Chollet au Tchad. Ce projet pourrait couter 12 00 milliards de FCFA, et emmener la consommation de l’internet à 30 francs. L’interconnexion des chemins de fer du Cameroun, Gabon, Congo et l’extension vers le Tchad et la RCA est un autre projet sur la table. Ses objectifs portent sur la mise en place d’un réseau ferré, accroitre des échanges intercommunautaires (bois, agricoles) et développer le potentiel minier. Cela nécessitera 2,5 milliards de francs, afin d’augmenter de +50 % le trafic ferroviaire régional et baisser le coût  du transport ferroviaire réseau interconnecté entre 5 pays de la zone Cemac à -20%. L’on souligne également la construction de 3.170 Km d’infrastructures routières afin de relier chaque pays de la Cemac  avec son voisin. Ici, 7,8 milliards de FCFA selon l’étude de faisabilité, et 754,2 milliards de FCFA pour l’exécution. 3 ports secs seront construits. Les zones qui les accueilleront sont Béloko (RCA), Ngueli (Tchad), Douala, Cameroun. Ces espaces nécessiteront  300 millions de FCFA pour leur étude de faisabilité.

Pour le cas du pays de Paul Biya, « les projets que le Cameroun a présentés, il y en a 10. Et le Cameroun a la chance de présenter les projets donc la maturité est avérée. Ce qui est déjà quelque chose de très bien.  Et ces projets sont diversifiés, avec une large prédominance des projets infrastructurels. Infrastructures de transport, les routes comme la route Lolabé/ Campo, le pont sur le Ntem. Il  y aussi des pôles d’excellence parce qu’il ne faut pas que faire dans les infrastructures – il faut développer les compétences  – les universités inter Etat de Sangmélima. En matière de nouvelles technologies de la communication, en matière d’agriculture. Nous avons aussi dans le domaine de l’économie numérique, nous avons des poses de fibre optique qui vont permettre de faciliter les communications dans ce sens. Donc c’est des projets diversifiés parce que nous voulons être en cohérence avec la deuxième phase de notre programme qui vise non seulement une intégration physique mais aussi du commerce », a déclaré Charles Ongodo Assamba, Director general  of cooperation and regional integration, au ministère de l’Economie, de la planification et de l’aménagement du territoire (Minepat).

« C’est des projets bien partis que matures. L’une des conditions, ou la condition essentielle pour qu’un projet soit éligible aux financements, c’est sa maturité, les bailleurs sont là pour chercher à financer les projets qui sont matures et qui ont un intérêt intégrateur avéré et je crois que c’est le cas », chute-t-il.

Albright Fandono

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