Cédric KETCHANGA : « La plus grande assurance que nous avons est la qualité des relations entre Brazzaville et Yaoundé »

M. Cedric KETCHANGA.

Après la signature à Yaoundé le 25 juin 2021 du Mémorandum d’entente entre le gouvernement camerounais et les Sociétés BestWay Finance Ltd, le Directeur administratif de cette entreprise se livre à Économie du Cameroun.

Quel est le sentiment qui vous anime en votre qualité de directeur de l’Administration chez Bestway Finance Limited au moment où vous venez de signer avec le gouvernement camerounais un mémorandum d’entente relatif au passage par le territoire national, d’infrastructures ferroviaires et portuaires permettant le transport des minerais extraits du sous-sol congolais ?

Je dirais qu’en ma qualité de directeur administratif de Bestway Finance Limited, je suis un homme heureux. Parce que c’est l’aboutissement de plusieurs mois, voire plusieurs années d’âpres réflexions et de travail. Avant toute chose, j’aimerais remercier les chefs d’État camerounais et congolais qui ont personnellement donné leur onction pour la mise en branle de ce projet intégrateur. Je n’oublie pas de dire un grand Merci à Dieu Tout-puissant qui nous a guidés durant toutes ces périodes. Mêmes face aux difficultés, il nous a permet de garder la foi et de continuer à croire à la faisabilité de ce gigantesque projet qui va réunir de nombreuses intelligences pour le bonheur des économies du Cameroun et du Congo. Le présent projet s’inscrit dans l’ambition des deux  peuples congolais et camerounais, de mener à bien une politique commune de développement et  d’intégration sous  régionale.

Les nouveaux partenaires avec le ministre des Mines du Cameroun.

 Pourquoi vous avez choisi de passer par le Cameroun alors que le minerai sera extrait du sous-sol congolais ?

Comme nous le disions d’emblée, les peuples Congolais et Camerounais sont avant tout frères. Les multiples atouts qu’offre la giga infrastructure portuaire de Kribi ont déterminé en outre notre choix. Nous pourrions dire en somme que c’est un choix de raison et de cœur. Tout le monde y trouve son compte.

 Qu’est-ce que les Camerounais peuvent attendre de cette convention ?

Les premiers bénéficiaires des projets de développement doivent être avant tout les populations. Nous avons toute une panoplie de microprojets sociaux qui viendront se greffer tout le long du parcours de cette voie ferrée, véritable point d’intégration sous régionale.  Les différentes études d’impact environnemental nous détermineront les axes prioritaires en temps et lieu. Il va s’en dire qu’en dehors des milliers d’emplois directs et indirects, de nombreuses activités économiques verront le jour autour de ce projet  mené par les deux peuples frères.

 Etes-vous sûr de réussir là où les autres ont échoué avec fracas ?

La plus grande assurance que nous avons est la qualité des relations entre Brazzaville et Yaoundé. En plus des dispositions technologiques et des ressources financières disponibles. Les indicateurs augurent des lendemains meilleurs pour ce projet de voie ferrée entre les deux pays frères.

 Il est prévu la construction d’une ligne de chemin de fer reliant la ville de Kribi au Cameroun à celle de Pointe-Noire au Congo sur environ 540 km et la construction d’un port minéralier toujours à Kribi. Quelles sont les garanties qui militent en votre faveur pour rassurer les gouvernants que vous serez à la hauteur de vos ambitions ?

Nous savons pouvoir compter sur une multitude de partenaires techniques et financiers à l’expérience avérée, qui ont fait leurs preuves dans des projets d’une envergure similaire sous d’autres cieux. L’implication des deux états, Congolais et Camerounais, sont la preuve que nous ne sommes pas de passage, mais bel et bien chez nous. Ceci est le début d’une véritable coopération Sud-Sud.

La salle de cérémonie, Hilton hôtel, 25 juin 2021.

 Peut-on avoir un chronogramme pour le lancement effectif des travaux ?

Je puis vous assurer que nous sommes déjà à pied d’œuvre pour la réalisation des différentes étapes de ce projet. La signature du présent Mémorandum (le 25 juin 2021 à Yaoundé) est le point de départ de notre activité en terre camerounaise.  Nos ingénieurs sont déjà sur les starting-blocks.

 L’exploitation du fer de Balam est-elle dans votre ligne de mire?

« Creusez, fouillez, bêchez ; ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse. » Disait le laboureur à ses enfants. Cette maxime est une source d’inspiration et le leitmotiv de notre organisation.

 Que peut-on savoir de plus sur Bestway Finance international ?

Nous sommes une société à capitaux africains et entendons  dans un premier temps mener à bien ce projet de construction de voie ferrée, d’autant plus que nous bénéficions déjà de permis d’exploitation minière en République du Congo. Nous ambitionnons à échéance proche, de nous positionner comme interlocuteur et partenaire privilégié des différents États de la zone CEMAC et de l’espace CEEAC. Il va s’en dire que nous entendons impacter positivement la vie de plus de 200 millions d’âmes au quotidien. D’où notre patronyme BESTWAY,  le meilleur chemin, la meilleure option.

Propos recueillis par A.O

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