Banques en faillite : pour que ‘’le cadre amiable’’ prenne corps, Pierre Numkam attend une action politique

Cela fait 31 ans que  le président de la République a institué ‘’le cadre amiable’’ –l’ordonnance N°003 du 27 avril 1990- un plancher  entre hauts responsables de banques/micro finances  où ils peuvent trouver de manière collégiale des solutions plus gaies face à la faillite d’une entreprise de ce secteur.

Et comme plus de trois décennies après cette porte de sortie plus noble face à la faille d’une banque n’accroche pas, l’auditeur bancaire Pierre Numkam en a fait une cause personnelle. Il est déterminé à faire son possible pour qu’une solution soit trouvée entre épargnants et banques en faillite. « Nous avons saisi le garde des sceaux, aux fins qu’il forme les procureurs de la République qui sont pour nous comme l’agent incubateur », déclare Pierre Numkam qui était face à la presse le 27 avril 2021 à Douala.  

A l’en croire, le mal relatif à la faillite des microfinances est trop profond. Une grosse banque est même concernée par le phénomène. D’ailleurs de sources officielles, les créances en souffrance du secteur bancaire camerounais sont de 618 milliards de FCFA en 2020. En plus, selon l’Appecam – plateforme syndicale des banques du Cameroun- cette situation de créance en souffrance du secteur bancaire s’explique par « un contexte de crise, d’incertitude ambiante et de chocs macro financiers ayant accru les vulnérabilités des agents économiques et les difficultés des emprunteurs. »

Le but de cette bataille du respect du Cadre amiable institué par la plus haute autorité du Cameroun est d’aider tous les épargnants à de microfinances et de banques en faillites à rentrer en possession de leurs fonds. Pour cela, la Mutuelle interafricaine des consommateurs des biens et services (Miacbis) a saisi le Premier ministre chef du gouvernement, le ministre des Finances, le ministre d’Etat, ministre de la Justice garde des sceaux.  

Pour l’heure, ces pouvoirs publics n’ont pas encore pris le Cadre amiable à-bras-le corps. Pourtant, au 31 décembre 2013, le montant des créances en souffrance s’élevait à 733 milliards de FCFA. Et depuis 2017, cinq banques sont en faillite, pour 489 milliards de FCFA de créances douteuses et des prêts non remboursés de plus de 50 milliards de FCFA, soit un total de 539 milliards de FCFA.

Reine Kouna

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