Awards : la micro finance examine l’état de la transparence dans son domaine

La 2e édition de la cérémonie d’ITIMAC à Douala (archives)

L’évènement aura lieu à Douala le 12 novembre.

La 3e édition de l’Initiative  pour la transparence dans l’industrie de la micro finance en Afrique centrale (ITIMAC) passera au crible l’état de la clarté dans les établissements de micro finances (EMF) qui opèrent au Cameroun. Et même en Afrique centrale car, pour cette édition, comme celle de l’année dernière, l’on verra la présence des EMF de la sous-région Afrique centrale.

Lancée il y a quelques années, ITIMAC tient son existence sur certains faits. Le plus gros, c’est l’opacité érigée en règle. David Kengne, son promoteur, se souvient des données carrément voilées par de nombreux EMF. Le mal était si profond que même de l’extérieur, les partenaires au développement pouvaient tout accompagner au Cameroun et dans la zone CEMAC, sauf un EMF. A preuve, un examen des appuis divers en vers des EMF ressort 31 bailleurs de fonds en Afrique de l’Ouest, 14 en Afrique australe, 13 en Afrique de l’Est, 6 en Afrique du Nord et juste 4 en Afrique centrale. En clair, 17 bailleurs de fonds et fonds d’investissements privés interviennent directement dans 27 pays en Afrique. 11 bailleurs interviennent à partir d’Europe, 1 à partir du Japon, le même nombre à partir des USA. De manière globale, constate David Kengne, la CEMAC  constitue le parent pauvre avec seulement 4 bailleurs de fonds dans deux pays à savoir le Cameroun et le Tchad.

Ce qui repousse les bailleurs de fonds repose sur deux reproches. La faible visibilité des établissements  de micro finances exerçant dans la CEMAC sur les plateformes de benchmark tels que Mix market et autres, le déficit d’informations disponibles au grand public sur les établissements de micro finance actifs en zone CEMAC.  

Des insuffisances que ITIMAC a permis de corriger entre temps, et le travail évolue. Il est donc question que, le 12 novembre prochain à Douala, que l’on passe au crible les avancées des uns et des autres, tendre la perche aux EMF encore hésitants. « Notre plateforme constitue un vaste programme de promotion de bonnes pratiques à l’intention des dirigeants  sociaux des EMF », se félicitent les figures de proue de cette plateforme. Qui rappelle que même si cette année qui tire à sa fin, 06 EMF ont fermé leurs portes « une seule était reconnue. Les autres étaient clandestines. » Après les Awards annoncés, l’on espère recruter encore plus d’EMF et approfondir leur adhésion à la transparence.

A.O  

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