Attractivité : ces grandes entreprises à l’assaut du port de Kribi

Un quai du port autonome de Kribi

Le port autonome de Kribi (PAK) est engagé dans une  série de travaux pour accroître sa notoriété. Si la deuxième phase de sa construction est déjà rendue à 25% de réalisation, le PAK est entrain de mettre sur pied une vaste zone économique qui s’étend sur de centaines d’hectares. « La première tranche opérationnelle de la zone industrialo portuaire de Kribi se développe sur une centaine d’hectares de terrain aménagés par les soins du port autonome de Kribi lui-même, dont une vingtaine occupée par des parcs à bois en exploitation ; une autre vingtaine qui d’ici la fin de l’année 2021 rendra disponible plus de 30 000 mètres carrés d’entrepôts », explique Patrice Barthélémy Melom, directeur général du PAK.

En trois ans d’existence, cette place portuaire n’a de cesse d’accrocher de nombreuses grandes entreprises, qui ont déjà érigé leurs murs de ce côté. « Nous avons une usine de transformation de fèves de cacao sur six hectares en exploitation depuis le dernier trimestre 2020 ; une cimenterie sur douze hectares qui devrait être mise en service en fin 2021 ; une usine de montage d’appareils électroménagers, de transformation de blé et de fabrication de produits agroalimentaires et cosmétiques sur un site de vingt hectares qui devrait être opérationnelle dans un délai maximum de trente-six mois », se félicite le directeur général du PAK.  La dernière entreprise à avoir ouvert ses portes de ce côté, le groupe Tractafric.

De nombreux emplois ont été créés en trois ans, tout comme les patrons du Cameroun et de la sous-région Afrique centrale défilent au PAK, dans l’optique de se faire une place sur ce port qui  accueille en moyenne  27,5 navires par mois, et qui a atteint le cap de 1000 escales en novembre 2020. « Nous enregistrons des centaines de demandes de partenaires industriels Camerounais, de la sous-région Afrique centrale et des autres continents. Tout ceci est bien le marqueur que l’attractivité et la compétitivité du Port de Kribi vont croissantes. Aujourd’hui déjà, les emplois directs et indirects offerts sur la place portuaire sont estimés à près de 3000. Nul doute qu’avec le développement en cours, ce chiffre va évidemment se multiplier au fil du temps »,  salue le top management.

Nous enregistrons des centaines de demandes de partenaires industriels Camerounais, de la sous-région Afrique centrale et des autres continents. Tout ceci est bien le marqueur que l’attractivité et la compétitivité du Port de Kribi vont croissantes. Aujourd’hui déjà, les emplois directs et indirects offerts sur la place portuaire sont estimés à près de 3000

Attractivité certes, mais les besoins sont listés, question de doper encore plus ce port qui, en 2020, a accueilli 457 escales, alors les dirigeants de l’entreprise en espéraient au plus 376, du fait de la pandémie du corona virus. En clair, l’on veut la fourniture suffisante en énergie électrique, la qualité et l’horizon de disponibilité des dessertes routières (Edéa – Kribi – Lolabé – Campo- Bata ; Olama – Bingambo – Grand Zambi – Kribi ; Ebolowa – Akom II – Kribi), sans oublier les liaisons autoroutières et ferroviaires.

Aloys Onana

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