Agrobusiness : l’entreprise Negross consulting veut booster la production du poivre au Cameroun

Le Cameroun, se désole Justin Ayissi Fouda, le directeur général de Negross consulting, produit à peine 400 tonnes de poivre chaque année. Ce qui est très loin des capacités de ce pays qui compte en moyenne 17 millions de terres arables dont 6 millions seulement sont véritablement mis en valeur. « Le Cameroun a la chance d’avoir la meilleure qualité du poivre du monde et bénéficie déjà d’un label, poivre blanc du Cameroun », indique le promoteur de Negross consulting.  

En effet, depuis 2014, le poivre cultivé à Penja, dans Littoral du Cameroun, a emmené l’OAPI (Organisation africaine de la propriété intellectuelle) à labelliser le poivre de cette localité et à accorder une identité géographique à cette épice, qui, soutient Negoss consulting, peut être cultivée à travers tout le territoire camerounais, surtout en zones forestières.

Pour que « l’or blanc » devienne une source de revenus à tous, autant au gouvernent qu’à l’Etat tout entier, Justin Ayissi Fouda suggère aux mairies de développer chacune une large surface de culture de cette épice dont la tonne s’arrache à 50 millions de FCFA. « Dans notre pays, la tonne de poivre se vend entre 10 et 15 millions. Elle atteint 20 millions lorsqu’on vend au Cameroun dans des emballages très modernes », explique Justin Ayissi Fouda, qui revendique 28 années dans la culture du poivre, expertise acquise aux côtés d’expatrié.

Le poivre, a-t-on appris à Douala le 28 octobre lors d’une conférence de presse, est utilisé comme épice à la base, mais aussi, est recherché et utilisé pour la fabrication de certains médicaments et parfums. Il est riche en calcium, phosphore, fer, vitamine C, A, B1-B2 et B3. « Si le Cameroun veut vendre du poivre dans le marché mondial, il est absolument indispensable de produire des grands tonnages, c’est largement suffisant pour que les maisons exportatrices soient intéressées à la vente du poivre du Cameroun », relève Negoss consulting. L’expérience de vie d’un champ de poivre est de 50 ans.

Côté retombées économiques –à échelle réduite- une ébauche est faite. « Si chaque mairie décide de fournir 400 plants de poivrier à 100 camerounais de sa localité, ces 400 pieds donneront 200 pieds de poivriers puisqu’on plante deux poivriers par tuteur. Si un poivrier lui donne 2kg par an, il aura 400 kg. À raison de 10 mille FCFA le Kg, ce qui fait 4 millions par an pour ce camerounais », analyse Justin Ayissi Fouda.

A.O

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