James Mouangue Kobila : tout savoir sur le nouveau président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun

A 54 ans, James Mouangue Kobila prend, pour une durée de cinq ans renouvelables une fois,  les rênes de la Commission des droits de l’homme. Une maison qu’il connaît parfaitement bien avant sa nomination en date du 19 février 2021, lui qui est nanti d’une multitude de parchemins et formations à califourchon entre les droits de l’homme et l’économie.

Né le 23 janvier 1967 à Nkongsamba (Cameroun), cet originaire du département du Wouri marque les grands esprits tant dans son pays qu’à l’étranger et ce, grâce à ses publications relatives aux droits de l’homme. Ainsi en 2009, Paul Biya, qui a déjà beaucoup entendu parler de ce fils Sawa de Douala 1er, se saisit de sa plume et lui adresse une lettre de félicitations et d’encouragements à la suite de la publication du livre intitulé : La protection des minorités et des peuples autochtones au Cameroun. Entre reconnaissance interne contrastée et consécration universelle réaffirmée.

Docteur en Droit Public de l’Université de Yaoundé II Soa où il a, en 2004, soutenu une thèse sur  ‘’Le Cameroun face à l’évolution du droit international des investissements’’ (674 pages, mention très honorable avec félicitations du jury à l’unanimité), James Mouangue Kobila a plusieurs domaines d’expertise. Notamment le droit international des droits de l’homme, des minorités et des peuples autochtones, droit international pénal (immunités, juridictions internationales pénales, CPI et l’Afrique), le droit constitutionnel, le droit et contentieux électoral, droit du maintien de la paix et de la sécurité internationales (lutte contre le terrorisme international, droit international public général, contentieux administratif.

A cette liste s’ajoutent le droit communautaire africain (théorie, institutions, libre-circulation, jurisprudence migrations), le droit international économique (investissements, échanges, financement international de l’économie, contrats), le droits des étrangers.

Expert auprès de l’Agence de promotion des investissements du Cameroun depuis 2012, cet universitaire de haut niveau participe aux travaux du Comité de pilotage de l’étude sur l’élaboration de la Stratégie nationale des investissements au Cameroun en 2013.

Vice-recteur chargé de la Recherche, de la Coopération et des Relations avec le monde des entreprises à l’université de Douala depuis juin 2017, James Mouangue Kobila compte à son actif de nombreux articles, tels : Le préambule du texte constitutionnel du 18 janvier 1996 : de l’enseigne décorative à l’étalage utilitaire ; L’accès des étrangers à la propriété foncière au Cameroun, Annuaire africain de Droit international, ou encore ;  La gestion de la lutte contre le terrorisme par le Conseil de sécurité. Sans oublier ces autre articles, ‘’L’OMC et les tribulations du cycle de Doha’’ (Une commande de Monsieur le Professeur Serge SUR, Directeur de l’Annuaire français des relations internationales ;  Bilan de la libre circulation des personnes en Afrique, Revue Interventions économiques, Transformations, Numéro thématique, L’Afrique est-elle partie ? Bilan et perspectives de l’intégration régionale en Afrique…

Esprit scientifique hors pair, la bibliothèque de ce modérateur de la Conférence de la CEEAC du 9 décembre 2014 sur Les défis et enjeux du commerce régional dans le contexte de la mondialisation, dans le cadre du Salon international de l’entreprise, du partenariat PROMOTE de Yaoundé ressort, en outre une lettre de félicitations du Secrétariat Exécutif de la Commission du Golfe de Guinée à la suite d’un exposé sur « Le Système juridique international et la pêche illégale, irrégulière et non déclarée en Afrique Centrale et Occidentale », que le Pr James Mouangue Kobila avait présenté en qualité de représentant de l’Institut africain de Droit international à l’occasion du Séminaire sur L’Économie bleue dans l’intérêt de la sécurité alimentaire dans la Région du Golfe de Guinée, tenu à Lagos les 29 et 30 octobre 2018.

Aussi présente, une lettre de félicitations de Mme Kathleen QUARTEY AYENSU, membre de la Commission de l’Union africaine pour le Droit international (CUADI), Rapporteur Général du 7e Forum de la (CUADI) tenu à Addis-Abeba en décembre 2018 à la suite de la remise du texte de communication du Pr Mouangue Kobila  à ce Forum sur « Quelques questions juridiques actuelles soulevées par la gestion des ressources naturelles en Afrique centrale ».

Le nouveau président de la Commission des Droits de l’homme du Cameroun appartient à plusieurs sociétés savantes. Depuis 1995, il est membre de l’Association des auditeurs et anciens auditeurs de l’Académie de droit international de La Haye (boursier de doctorat en 1995, participation aux travaux du Centre d’étude et de recherche en droit international et en Relations internationales en 2006 et participation à la session de cours d’été de 2007. Depuis 2003, il est expert en droits de l’homme auprès de l’Université des Nations Unies (Tokyo-Japon), entre autres.

Les publications à venir du Pr James Mouangue Kobila porteront sur « Quel cadre juridique optimal pour attirer les investissements privés en Afrique ? Le cas du Cameroun », contribution à la Conférence économique internationale de Yaoundé des 17-18 mai 2016, sur le thème : Investir au Cameroun / Terre d’attractivité. Un autre travail portera sur « La définition de l’investissement dans les codes d’investissement des Etats de l’Afrique de l’Ouest », communication au Colloque de Rabat des 26-27 novembre 2015 sur le thème Le cadre juridique des investissements étrangers en Afrique subsaharienne : cas de l’Afrique centrale et de l’Afrique de l’ouest. Last but not least,  L’application de la loi : une obligation constitutionnelle du gouvernement », communication au Colloque international sur l’application de la loi, organisé par le CERFI et le Master 2 administration fiscale, en collaboration avec l’Ordre national des avocats du Cameroun, l’ordre national des conseils fiscaux du Cameroun et l’Association française des docteurs en droit le 3 juillet 2018 à l’Université de Douala.

Aloys Onana

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