Foire : La difficile tenue de la FIAC du 17 octobre au 1er novembre 2020

Quelques figures dirigeantes de FIAC-PMEXCHANGE

Les dirigeants et figures de proue de FIAC-PMEXCHANGE tiennent à cette fête de l’entreprise. Au regard d’une sérieuse étude menée par certains universitaires anglais, le monde pourrait encore être plongé dans cette crise sanitaire pour longtemps.

La Foire internationale des affaires et du commerce de Douala (FIAC) se tient déjà sur les starting-blocks pour sa tenue en cette année. Après avoir été grandement freinée par le troublant coronavirus, la FIAC-PMEXCHANGE, qui devait se tenir du 4 au 19 avril dans la capitale économique du Cameroun se projette à nouveau. « Une sortie de crise est estimée par les experts vers la fin du mois de juillet. Ce qui nous permet aujourd’hui de vous communiquer  de nouvelles dates indicatives pour la tenue de la FIAC-PMEXCHANGE 2020 : du 17 octobre au 1er novembre 2020 », apprend-on d’un communiqué rendu public le 31 mars 2020, et co-signé par Jean Perrial Nyodog, président PMEXCHANGE et Pierre Zumbach, président de la Fondation Inter-Progress.

Tout de même, cela reste juste une prévision. Car le Covid-19 n’a pas encore dit son dernier mot. Son expansion a profondément préoccupé Donald Trump le 27 mars. Le chef de l’Exécutif américain ne voulait pas que la fête de Pâques se célèbre dans le confinement et avait demandé à la CIA (Central Intelligence of America –celle-là même qui a prophétisé en 2005 la venue d’un virus au monde en 2020). Les experts de cette administration avaient suggéré l’hypothèse de la fin du Covid-19 vers fin juin, fin juillet.

Pourtant, le 16 mars 2020, l’Imperial College de Londres – qui a regroupé certains des meilleurs spécialistes au monde de la modélisation des maladies infectieuses- et leur conclusion devrait encore faire attendre les figures de proue de la FIAC-PMEXCHANGE. Ces chercheurs étaient partis des dernières données de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) sur le nombre de contamination du Covid-19 auxquelles ils avaient appliqué les modèles de propagation des principales pandémies de grippes. Leur conclusion : le monde n’a rien connu de similaire depuis l’épidémie de grippe espagnole de 1918-1919, qui avait fait entre 50 et 100 millions de morts.

Face à cette menace, ces scientifiques jugeaient que les gouvernements de tous les pays n’ont que deux options, nécessitant, chacune, de lourds sacrifices sociaux et économiques dans la durée. La première approche consiste à atténuer la propagation en instaurant diverses mesures, tels que l’isolement des personnes à risque, la mise en quarantaine des familles d’individus contaminés et l’interdiction de rassemblement.

La seule solution définitive à cette crise, avaient analysé les universitaires anglais,  proviendra de la mise au point d’un vaccin. La mise en place de cette solution finale devrait prendre plus d’un an. En conséquence de quoi, ils anticipaient que les populations devraient être soumises à des mesures affectant leur quotidien pendant « environ 18 mois ». Unique consolation. Ils suggéraient donc un système dans lequel les gouvernements pourront temporairement atténuer la dureté des mesures de confinement lorsque le nombre de nouveaux cas baissera suffisamment.

Roger Powell Messasa

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