Encombrement: 3000 occupants illégaux sur la place portuaire de Douala

La direction générale du port autonome de Douala fustige cette situation qui a un impact non négligeable sur les performances de cette entreprise.

Sur le papier, le port autonome de Douala (PAD) s’étend sur 50 km en moyenne. Un espace qui a été dédié à cette grande porte de l’économie locale – 95% des marchandises à l’import comme à l’export passent par ici- pour permettre au pays de rester en contact direct avec le business du monde. Seulement, une partie de cet espace est occupé par les infrastructures portuaires, le reste du terrain attend des constructions immobilières et routières du PAD. Un bel espace qui séduit certains habitants de la capitale économique qui s’y installent en désordre. « Plus de 3000 occupants irréguliers occupent le domaine portuaire, pourtant le domaine portuaire est impropre à l’habitat. Il faut les déloger car la cohabitation peut donner lieu à la cohabitension », ironise Sylvestre Mezation, chef division de la facturation au PAD. Cette préoccupation est sur la table du top management du PAD, qui attend le moment pour déloger tous ceux-là qui ont élu domicile sur son terrain.

Seulement, le PAD n’a pas pour seul problème l’occupation anarchique de son domaine terrien. Sur la plateforme portuaire, ce n’est pas encore le calme total, de nombreuses actions s’imposent tous les jours. C’est le cas des endroits de stockage. « Les magasins sont dans un état de vétusté avancé. Toutes les études faites jusqu’ici disent qu’il faut les raser pour reconstruire d’autres ». En réalité, inauguré en 1980, le PAD se distingue par sa capacité annuelle de 15 millions de tonnes, 26 quais d’accostage sur 5,5 km de long, une superficie de 400 ha, 7 terminaux spécialisés,  15 entrepôts, 65 ha de terre-pleins et 25 km de voies ferrées. Des données qui s’amenuisent au fil du temps au regard de la sollicitation –le PAD sert de passage aux pays de l’hinterland à l’instar du Tchad et de la RCA.

Le top management du PAD ébauche des solutions. 200 hectares sont déjà réservés aux activités logistiques à la sortie ouest de Douala et 700 hectares à la sortie Est, des zones qui viendront donner un nouveau et profond coup de pousse à la décongestion du PAD.  Selon des experts en réunion à Douala autour des acteurs majeurs des ports du Cameroun, les ports locaux devraient se rapprocher de leur clientèle, éviter la congestion autant que possible car cela pourrait décourager les pays comme la RCA et le Tchad de plus en plus tentés d’aller voir ailleurs, être plus attractif en offrant des services plus accélérés, réduire les délais de passage. « Toutes ces données mises en application peuvent donner un coup d’accélérateur à l’économie. 25 % des améliorations portuaires peuvent apporter 2 points de croissance », analyse Michael Bama, du port autonome de Kribi (PAK).

Sur le papier, le port autonome de Douala (PAD) s’étend sur 50 km en moyenne. Un espace qui a été dédié à cette grande porte de l’économie locale – 95% des marchandises à l’import comme à l’export passent par ici- pour permettre au pays de rester en contact direct avec le business du monde. Seulement, une partie de cet espace est occupé par les infrastructures portuaires, le reste du terrain attend des constructions immobilières et routières du PAD. Un bel espace qui séduit certains habitants de la capitale économique qui s’y installent en désordre. « Plus de 3000 occupants irréguliers occupent le domaine portuaire, pourtant le domaine portuaire est impropre à l’habitat. Il faut les déloger car la cohabitation peut donner lieu à la cohabitension », ironise Sylvestre Mezation, chef division de la facturation au PAD. Cette préoccupation est sur la table du top management du PAD, qui attend le moment pour déloger tous ceux-là qui ont élu domicile sur son terrain.

Seulement, le PAD n’a pas pour seul problème l’occupation anarchique de son domaine terrien. Sur la plateforme portuaire, ce n’est pas encore le calme total, de nombreuses actions s’imposent tous les jours. C’est le cas des endroits de stockage. « Les magasins sont dans un état de vétusté avancé. Toutes les études faites jusqu’ici disent qu’il faut les raser pour reconstruire d’autres ». En réalité, inauguré en 1980, le PAD se distingue par sa capacité annuelle de 15 millions de tonnes, 26 quais d’accostage sur 5,5 km de long, une superficie de 400 ha, 7 terminaux spécialisés,  15 entrepôts, 65 ha de terre-pleins et 25 km de voies ferrées. Des données qui s’amenuisent au fil du temps au regard de la sollicitation –le PAD sert de passage aux pays de l’hinterland à l’instar du Tchad et de la RCA.

Le top management du PAD ébauche des solutions. 200 hectares sont déjà réservés aux activités logistiques à la sortie ouest de Douala et 700 hectares à la sortie Est, des zones qui viendront donner un nouveau et profond coup de pousse à la décongestion du PAD.  Selon des experts en réunion à Douala autour des acteurs majeurs des ports du Cameroun, les ports locaux devraient se rapprocher de leur clientèle, éviter la congestion autant que possible car cela pourrait décourager les pays comme la RCA et le Tchad de plus en plus tentés d’aller voir ailleurs, être plus attractif en offrant des services plus accélérés, réduire les délais de passage. « Toutes ces données mises en application peuvent donner un coup d’accélérateur à l’économie. 25 % des améliorations portuaires peuvent apporter 2 points de croissance », analyse Michael Bama, du port autonome de Kribi (PAK).

Jean Semey

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