Emploi : des parchemins à 183 jeunes après leur mise à niveau aux Centres de formation professionnelle sectoriels

Presque toutes les entreprises du Cameroun ont déjà fait face à ce problème. Recruter des jeunes dont le cursus académique est entièrement dénué de toute formation pratique, pendant que le candidat, lui, est plus apte à discourir, là aussi, avec des imperfections.

Mais ce qui préoccupe, c’est la formation pratique qui manque le plus. « On fait avec malheureusement. Et cela a comme conséquence la faible compétitivité des entreprises, surtout les PME, les grandes entreprises peuvent faire venir l’expertise de l’extérieur. Or les PME doivent être compétitives », indique Emmanuel Wafo, directeur général de Mit Chimie.

C’est pour stopper cette triste situation qui a le don de rallonger les rangs de chômeurs que le ministère de l’Emploi et de la formation professionnelle (Minefop) a lancé en 2009 les Centres de formation professionnels sectoriels (CFPS). A ses côtés, le Groupement inter patronal (Gicam) et l’Agence française de développement (AFD).  

Le 18 octobre 2021 à Douala, des parchemins ont été remis à 183 récipiendaires issus d’une trentaine d’entreprises qui ont confié leurs collaborateurs aux CFPS. « La cérémonie à laquelle nous (avons) pris part n’est qu’une goutte d’eau dans la mer en terme de réponse aux besoins des entreprises. Mais il fallait bien commencer quelque part. C’est pour cela que nous avons mené de petites enquêtes dans une cinquantaine d’entreprises pour recenser leurs besoins et comme les besoins étaient immenses, on a procédé par priorisation, on a commencé par six métiers pour lesquels nous avions les modules de formation élaborés. Nous sommes entrain d’élaborer quinze autres référentiels. Au fur et à mesure que le temps va passer nous allons répondre à ces besoins des entreprises », déclare Sophie Mbenoun, conseillère principale d’orientation, conseiller technique numéro un au Minfop.

Mme Sophie Mbenoun .

Les secteurs attaqués avec les CFPS portent sur l’agro-industrie, la logistique, le transport, la maintenance industrielle entre autres.  « Les besoins vont au-delà, le projet tourne autour de tout ce qui est agro civo pastoral parce que dans ce secteur les besoins sont immenses. Nous avons le secteur minier qui regorge aussi de beaucoup de potentialités, nous avons le secteur des bâtiments et travaux publics, le secteur du numérique qui est très large, le secteur des énergies propres et renouvelables. On peut lister comme ça tous les secteurs d’activité où on a besoin de compétences. Pour autant il faut prioriser, on ne peut pas tout faire au même moment », explique Sophie Mbenoun.

Les entreprises doivent encore se bousculer, conseille  Aline Valérie Mbono, directrice exécutive du Gicam, car il en va de leur compétitivité que de la lutte contre le chômage et la quête d’emploi de qualité, gage d’une présence efficace à l’heure de la zone de libre-échange économique.

Aloys Onana

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