Commerce : 304 produits bientôt en libre circulation en zone CEMAC

Les travaux de Douala, du 20 au 24 février 2020

Le but, que les biens commerciaux issus en zone CEMAC se vendent dans tous les 6 pays de la communauté.

«   Si votre produit porte, il sera recherché par 54 millions de consommateurs. C’est vrai, devront s’ajouter les frais de transport, de là où le bien est produit vers là où les marchés l’attendent. C’est donc une approche que bien d’autres communautés ont mis en place, que nous aussi avons mis en place pour nos rapports commerciaux. Sur le plan économique, c’est réellement un gain pour nous », se félicite Michel Niama, le Commissaire au Marché commun de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac).

En effet, lors des travaux du Comité régional de l’origine -instance de la Cemac chargée de déterminer les pays d’origine des produits pouvant bénéficier de la libre circulation dans la sous-région du 20 au 24 février à Douala- Daniel Ona Ondo, le président de la Commission de la Cemac et ses collaborateurs ont tablé sur les futurs produits qui pourront bénéficier de la libre circulation en zone Cemac.

Au total, 304 produits pourront se retrouver dans un pays de la Cemac comme dans un autre, sans les tribulations douanières etc. 05 des 06 pays de la sous-région ont des biens commerciaux qu’ils souhaitent voir bénéficier des avantages et accès facile dans tous les pays. Le Cameroun a 210 produits, le Gabon 70, la Centrafrique 14, la Guinée Equatoriale 6, et le Congo 4. « Nous avons des marchés à convaincre et à ravitailler. On ne le fait pas par hasard. Si on ne le fait pas, nos entreprises deviennent des entreprises naines, qui n’auront pas la possibilité de croître. Donc pour leur profit, leurs opportunités, elles ont besoin de développement. L’Union européenne l’a fait, nous aussi devons densifier, et développer notre marché. Si nous ne le faisons pas, nous serons à la merci des autres et nous ne serons pas capables de produire et de consommer ce que nous produisons car les petites productions restent exposées et faibles du fait que la douane ne les protège pas, du fait que les autorités à un niveau sous régional ne les protègent pas », observe  Michel Niama, qui était face à la presse le 24 février à Douala.

Les échanges commerciaux intra Cemac sont faibles. Selon CNUCED dans un rapport qui date de 2012, ils sont passés de 12%  en 1995, à 7% en 2000, pour carrément tomber à 2% actuellement, du fait de plusieurs raisons, beaucoup plus politiques. Daniel Ona  Ondo et ses équipes, sous la coordination des chefs d’Etat de la sous-région, veut stimuler la croissance et le développement via l’intensification et la diversification des flux commerciaux au sein de la Communauté. Où l’on est convaincu que l’élimination des droits de douanes et autres coûts au commerce entre les pays membres d’un même accord permettra aux pays d’accéder à un marché plus vaste que les marchés nationaux.

Les produits que propose le Cameroun portent sur l’industrie brassicole, la cosmétique, BTP, l’automobile, l’aciérie, l’agro industrie. La RCA propose la savonnerie, des produits agricoles, l’industrie du bois. Le Congo est dans les BTP, et le Gabon, beaucoup plus dans l’agro industrie.

Aloys Onana  

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