Brouille académique : L’IPD-AC se défend que ses diplômes ne souffrent « d’aucune contestation »

Le ministère de l’Enseignent supérieur (Minsup)  dit ne pas reconnaitre le cycle doctoral de l’Institut panafricain pour le développement en Afrique centrale (IPD-AC) et interdit aux enseignants de l’université de Douala d’y dispenser des cours.

L’Institut panafricain pour le développement en Afrique centrale (IPD-AC) trouve qu’il y a « erreur » dans la décision il n’y a pas longtemps du ministère de l’Enseignement supérieur (Minsup) interdisant aux enseignants de l’université de Douala à dispenser les cours au sein de cette université internationale qui revendique quand même 56 années d’existence.

« L’erreur », explique Emmanuel Kamdem, le secrétaire général qui était face à la presse le 6 octobre à Douala, tient sur plusieurs raisons, les unes aussi importants que les autres. D’abord, l’accord de siège, signé à Yaoundé le 10 mai 1972  entre la République du Cameroun et l’association internationale, Institut panafricain pour le développement (IPD). A cela s’ajoute le décret N°72/274/ du 3 juin 1972 portant publication de l’accord général de coopération technique entre l’association internationale Institut panafricain pour le développement (IPD) et le gouvernement de la République fédérale du Cameroun.

Autres arguments et non les moindres, le Guide d’attribution des équivalences des formations dispensées à l’étranger –édition de 2019- du Minsup reconnaît l’IPD comme pouvant octroyer le diplôme de licence professionnelle en analyse et évaluation des projets. Tout comme renforce le Répertoire des institutions privées d’enseignement supérieur, édition 2019.  Entretemps, de nombreux membres du gouvernement ont fait leur classe au sein de cette université panafricaine présente dans 54 pays. L’on ne perd pas de vue qu’il n’y a pas longtemps, le Minsup himself a recommandé certains candidats qui ont « vaillamment » soutenu leur thèse à l’IPD-AC, sans oublier que sur le site internet du Minsup au sujet des universités reconnues, figure l’IPD-AC.

Alors d’où viendrait le problème ? « C’est une erreur, elle est humaine », persiste Emmanuel Kamdem, qui ajoute. « Les diplômes que nous délivrons n’ont jamais souffert d’aucune contestation. » L’erreur que souligne le secrétaire de l’IPD-AC est également visible sur un autre fait. Aucun accord n’a jamais été signé entre son institution et l’université de Douala, mais plutôt avec l’université de Yaoundé 2 or, le Minsup interdit aux enseignants de l’université de Douala de dispenser leurs cours à l’IPD-AC.

Cette université a connu des transmutations dans son mode de formation, un cycle doctoral y est et compte présentement dix étudiants issus de six pays. Le processus de reconnaissance dudit cycle est en cours de reconnaissance, et donc, les autorités de cette grande école internationale attendent que les autorités publiques corrigent cette « erreur. Nous n’avons aucun problème avec le Minsup ».

Reine Kouna

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